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La Maison Blanche a annoncé mercredi discuter de la tenue d'une deuxième session de négociations avec l'Iran, se disant "optimiste" sur les chances d'un accord, après la menace de Téhéran de bloquer le trafic en mer Rouge face au blocus naval américain de ses ports.
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L'Iran a pour sa part réaffirmé sa volonté de continuer à négocier, alors que la planète espère le prolongement du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 8 avril, et la sortie d'une guerre qui secoue l'économie mondiale.
Des discussions ont lieu en vue d'une reprise des pourparlers à Islamabad, "mais rien n'est officiel" encore, a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de l'exécutif américain.
"Mais nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord", a-t-elle ajouté, tandis que le médiateur pakistanais poursuit ses efforts, après l'échec d'une première session de discussions à Islamabad dimanche.
L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, a été accueilli mercredi par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé que "plusieurs messages avaient été échangés via le Pakistan" depuis trois jours.
Mais il a campé sur une exigence iranienne majeure. Le droit au nucléaire civil ne peut être "retiré sous la pression ou à travers la guerre", a-t-il déclaré, ouvrant seulement la porte à des débats sur "le niveau et le type d'enrichissement" d'uranium.
Les objectifs d'Israël et des Etats-Unis "sont identiques" en ce qui concerne l'Iran, a assuré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, citant notamment "l'abandon de la capacité d'enrichissement à l'intérieur de l'Iran".
Donald Trump, de son côté, avait affirmé la veille - comme déjà à plusieurs reprises - que la guerre était "presque finie". Un haut responsable américain a démenti en revanche mercredi que l'Iran ait déjà accepté de prolonger le cessez-le-feu.
- "Double blocus" -
Sur le terrain, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz et Washington impose depuis lundi un blocus en provenance ou à destination des ports iraniens.
L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché neuf navires de quitter les ports iraniens. "Les forces américaines ont complètement mis à l'arrêt le commerce maritime" de l'Iran, a assuré le chef des forces américaines dans la région, Brad Cooper, soulignant qu'environ "90%" de l'économie iranienne en dépendaient.
Si les Etats-Unis "créent de l'insécurité pour les navires commerciaux de l'Iran et les pétroliers", cela constituera "le prélude" à une violation du cessez-le-feu, a rétorqué le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes.
L'Iran ne permettra "aucune exportation ou importation dans le Golfe persique, en mer d'Oman ou en mer Rouge", a-t-il ajouté, sans préciser la forme que prendrait le blocage en mer Rouge.
A quelques semaines d'un voyage crucial à Pékin, Donald Trump estime en tout cas avoir convaincu les autorités chinoises de la pertinence de sa stratégie.
"La Chine est très heureuse que j'ouvre de manière permanente le détroit d'Ormuz", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, affirmant que Pékin avait "accepté de ne pas envoyer d'armes à l'Iran".
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que Pékin soutenait "le maintien de la dynamique des négociations de paix", dans un entretien avec son homologue iranien.
Signe d'une inquiétude qui perdure, les ministres des Finances de onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon et l'Australie, ont appelé "à une résolution négociée" du conflit, évoquant les menaces "sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, ainsi que la stabilité économique et financière".
- Israël frappe 200 cibles du Hezbollah -
Sur le front libanais du conflit, qu'Israël estime ne pas être concerné par la trêve, les hostilités avec le Hezbollah pro-iranien se poursuivent malgré des discussions mardi entre les ambassadeurs des deux pays aux Etats-Unis en vue de négociations directes, les premières du genre depuis 1993.
La diplomatie américaine a précisé que la date et le lieu "restaient à fixer d'un commun accord".
"Le démantèlement du Hezbollah" est le premier but de ces négociations entre Israël et le Liban, a réaffirmé mercredi M. Netanyahu.
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé plus de 200 cibles du Hezbollah dans les dernières 24 heures, et avoir été visé par une trentaine de roquettes dans la matinée.
Elle a reçu l'ordre de tuer tout combattant du Hezbollah dans une zone allant de la frontière israélo-libanaise jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, selon un communiqué militaire.
Environ un million de personnes ont été déplacées au Liban, soit un cinquième de la population, d'après l'ONU, qui a appelé la communauté internationale à apporter un soutien urgent à ce pays.