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Des frappes israéliennes ont ciblé samedi le sud du Liban, après un appel israélien à évacuer une vingtaine de localités de la région, dont la ville de Nabatiyé, a rapporté l'agence de presse officielle libanaise Ani.
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Ces bombardements ont visé plusieurs secteurs désignés par Israël, dont les villages de Rihan et Sujud, situés non loin de Nabatiyé, a précisé l'Ani, qui a également fait état de tirs d'artillerie dans cette ville et ses environs.
Ces tirs d'artillerie, pendant la nuit ainsi que samedi, ont été confirmés par un correspondant de l'AFP à Nabatiyé, décrite comme pratiquement déserte.
Vendredi en fin de journée, l'Ani avait rapporté des explosions et tirs d'artillerie près de collines surplombant Nabatiyé, le Hezbollah faisant état de combats avec des forces israéliennes avançant vers la localité de Majdal Zoun.
L'armée israélienne a averti samedi qu'elle s'apprêtait à "agir avec force" contre le Hezbollah pro-iranien.
Plus tôt samedi, elle avait annoncé avoir intercepté un "engin aérien hostile" entré dans le nord d'Israël depuis le Liban, au lendemain de quatre incidents similaires, au cours desquels certains des projectiles n'avaient pas été interceptés, mais sans faire de dégâts notables, selon elle.
Le Hezbollah a pour sa part précisé avoir lancé des attaques de drones contre des véhicules militaires israéliens dans le sud du pays.
- Joseph Aoun: "Test capital" -
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine du 28 février.
Depuis, Israël pilonne son voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite, qui mène lui des attaques contre ses positions dans le sud du Liban et le nord de son territoire. Les opérations israéliennes ont tué plus de 3.700 personnes, selon les autorités libanaises.
Et ce malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, puis un nouvel accord de trêve conditionnelle annoncé début juin à l'issue de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, rejeté par le Hezbollah.
Le front libanais constitue un des volets majeurs des négociations menées entre Washington et Téhéran en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Selon un haut responsable américain, l'accord actuellement en discussion inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient auparavant dit vouloir traiter ce dossier séparément.
Le pays fait face à "un test capital", a déclaré samedi le président libanais Joseph Aoun sur X, appelant les Libanais à s'unir "autour d'un Etat souverain qui détient le monopole des armes" pour ne pas rester "otage de la logique des milices".
Le député du Hezbollah, Ali Fayyad, a lui appelé samedi à tirer profit de tout accord visant à mettre fin aux hostilités. Mais "l'Etat doit abandonner la politique qui consiste à être écrasé face aux Israéliens et soumis aux Américains", a-t-il ajouté.