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Plusieurs centaines de personnes ont participé, samedi après-midi à Carcassonne, à une marche blanche pour Louis, adolescent de 17 ans mort fin juin des suites d'un passage à tabac, lors d'un hommage rendu à l'appel du père de l'adolescent.
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Derrière une banderole "Louis, on t'aime", environ 500 personnes ont parcouru le centre-ville de la préfecture audoise, dont beaucoup portaient des t-shirts à l'effigie noir et blanc de Louis, distribués par la famille.
"Louis était un gentil garçon, c'était une pépite", a déclaré très ému son père, Nicolas Hervé, lors d'une brève prise de parole au cours de laquelle il a appelé à ce qu'on "n'oublie pas la mémoire de (s)on fils".
D'abord très silencieuse, la marche s'est progressivement animée, les participants reprenant ensuite plusieurs cris de ralliement comme "Louis, on t'aime", "Justice pour Louis" ou "Ni oubli, ni pardon".
Un millier de personnes, dont environ 300 militants identitaires, avaient participé dimanche à un autre hommage à Narbonne, à la tonalité très différente, où des slogans tels que "Racaille partout, justice nulle part" ou encore "Français réveille toi, tu es ici chez toi" avaient été scandés.
Une nouvelle marche doit avoir lieu à Narbonne dimanche (5 juillet) à l'appel de la famille maternelle de Louis, qui n'avait pas souhaité s'associer à celle du 28 juin pour éviter "toute récupération politique".
Louis a été passé à tabac sur le site d'un chantier de Narbonne, le soir du 19 juin, lors d'un guet-apens filmé par ses agresseurs. Abandonné inconscient sur place, il a été hospitalisé le lendemain après avoir été découvert par un ouvrier, mais a succombé le 23 juin à ses blessures.
Cinq jeunes dont trois mineurs, âgés de 16 à 19 ans, ont été rapidement interpellés puis mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire.
La mort de Louis a suscité de nombreuses réactions politiques - surtout à l'extrême droite, Marine Le Pen fustigeant une "barbarie du quotidien" et Jordan Bardella un "ensauvagement" - et sur les réseaux sociaux, au point que le procureur de Narbonne a fait un communiqué pour souligner que le crime n'avait "aucun lien avec un motif d'ordre racial".
Des personnalités d'extrême droite, comme Marion Maréchal-Le Pen ou encore Eric Zemmour, ont annoncé sur les réseaux sociaux leur intention de participer à la marche de dimanche.
Dans un communiqué, la mère de Louis, a appelé "à la responsabilité de tous pour que cette marche soit un symbole digne de la mémoire de Louis".