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Pour faire face aux multiples crises, l'Afghanistan a besoin des talents des hommes et des femmes, ont plaidé lundi deux hauts responsables de l'ONU dans un pays où ces dernières sont exclues de nombreux pans de la vie publique.
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Plus de six millions d'Afghans installés au Pakistan et en Iran ont dû rentrer depuis septembre 2023, Islamabad et Téhéran ayant durci leur politique migratoire.
Ces retours massifs dans un pays déjà meurtri par des décennies de guerre, le réchauffement climatique et une sévère crise humanitaire posent d'importants défis en termes de logement ou d'emploi.
Il a demandé aux autorités afghanes d'assurer "un accès suffisant à l'éducation et à l'emploi et l'entrepreneuriat pour les filles et les femmes".
Depuis leur arrivée au pouvoir en 2021, les autorités talibanes ont imposé de multiples restrictions aux femmes. Elles ne peuvent pas suivre des études au-delà du primaire, exercer certains métiers ou se promener dans les parcs.
Depuis septembre 2025, le gouvernement taliban a aussi interdit aux femmes d'aller travailler dans les locaux des Nations unies, une mesure dénoncée à maintes reprises par l'organisation internationale.
"Ceci limite de façon importante notre capacité à aider les Afghans, et nous discuterons de ce sujet avec les autorités", a commenté le Haut-Commissaire de l'ONU aux réfugiés, Barham Salih, également en visite en Afghanistan.
M. Salih doit rencontrer plusieurs responsables talibans dans les jours qui viennent et plaider pour qu'ils mettent fin à cette interdiction pour les employées de l'ONU.
"L’Afghanistan a besoin d'aide, mais pour pouvoir aider, nous devons avoir collaboration et coopération", a-t-il insisté.
"Il faut exploiter le potentiel de cette société (...) et cela veut dire que les hommes, les femmes, les garçons et les filles doivent pouvoir être mobilisés", a ajouté le chef du HCR.
Le développement de l'Afghanistan "ne peut pas se faire sans" les femmes et les filles, a-t-il poursuivi.
Les restrictions imposées aux femmes en termes d'éducation et d'emploi coûtent 73 millions d'euros par an en perte de production économique, selon une étude publiée cette année par le Fonds des Nations unies pour l'enfance.