Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Le président Emmanuel Macron s'est invité dans l'affaire Bardella et le débat présidentiel mercredi en enjoignant au Rassemblement national de "clarifier sa ligne" après la publication de messages antisémites attribués à son président, qui a immédiatement répliqué.
Taille du texte:
Depuis Madrid, où il a rencontré le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, le chef de l'État a dénoncé des propos "rapportés évidemment gravissimes et inacceptables". Il a intimé aux "responsables politiques" du RN de "clarifier la ligne, les mots et les gens qui, dans leur parti, peuvent prononcer de telles choses".
La réponse n'a pas tardé. "Après le 7 octobre 2023, j'ai marché dans les rues de Paris, et me suis rendu en Israël. Pas lui", a cinglé à peine une heure après Jordan Bardella sur X.
Emmanuel Macron s'était rendu à Jérusalem et en Cisjordanie le 24 octobre 2023, 17 jours après les attaques sans précédent du Hamas contre Israël qui ont fait 1.221 morts selon des chiffres officiels israéliens.
Jordan Bardella s'est de son côté rendu en Israël en mars 2025, à l'invitation du gouvernement israélien, pour participer à une conférence contre l'antisémitisme.
- "Violence langagière" -
Alors que la campagne présidentielle bat déjà son plein sept mois avant le vote, Mediapart a publié lundi des messages antisémites datant de 2013 qu'il attribue à Jordan Bardella, alors jeune militant du parti.
"Les banques sont toutes détenues par des Juifs"; "Le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur", aurait notamment écrit le futur président du RN qui conteste "formellement" en être l'auteur.
Revêtant ses habits de garant républicain, Emmanuel Macron a également déploré "la violence langagière" de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen à l'encontre de Mediapart.
Une telle violence "conduit toujours après à une escalade et, même quand c'est métaphorique, ce qui doit accompagner un débat démocratique, c'est le respect", a réagi Emmanuel Macron.
La veille Marine Le Pen a conseillé au site d'investigation de revêtir son "costard en Kevlar", la matière utilisée pour les gilets pare-balles. Une référence d'une "violence sidérante", a dénoncé Médiapart.
- "Dans son ADN" -
Il s'agit d'une crise de campagne majeure pour la candidate qui survole les sondages, dans laquelle d'autres candidats se sont également engouffrés mercredi.
"Le RN prétend avoir changé mais, à intervalles réguliers, ses candidats et ses cadres expriment des opinions scandaleuses", a jugé Édouard Philippe (Horizons) dans le Parisien, en référence aux "brebis galeuses" que le RN se félicite d'exclure au premier signalement, lors de chaque séquence électorale.
"C'est gravissime qu'on se dise que quelqu'un (...) qui aspire à être Premier ministre à l'avenir ait pu tenir ou écrire ce type de propos", a également réagi Gabriel Attal (Renaissance) sur Europe 1-Cnews.
Pour le candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, c'est bien une rupture avec la stratégie de dédiabolisation du Front national menée depuis que Marine Le Pen en a repris les rênes en 2011, jusqu'à le rebaptiser Rassemblement national en 2018.
"A la première crise, vous exprimez cette violence, parce que c'est un parti qui a été fondé dans la violence et que c'est dans son ADN", a-t-il estimé, en référence aux propos menaçants tenus la veille par la quadruple candidate à la présidentielle à l'encontre de Mediapart.
Autre figure à s'insurger, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) qui a assuré mercredi n'avoir "jamais cru" que le RN soit devenu, comme il s'en enorgueillit, "le bouclier de la communauté juive".
Rappelant que le Front national a été fondé par Jean-Marie Le Pen, multi-condamné pour négationnisme, elle a évoqué "les accointances de ce parti pendant des années avec toute la sphère antisémite et complotiste".
Chez Les Républicains en revanche, le candidat à la présidentielle Bruno Retailleau a refusé à ce stade de réagir.