JO: Gu devra patienter pour l'or, Oldham sacrée en ski big air / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP
Comme en slopestyle la semaine dernière, la superstar chinoise du ski acrobatique Eileen Gu a terminé lundi médaillée d'argent du big air à Livigno à l'issue d'un concours relevé remporté par la Canadienne Megan Oldham.
Championne olympique en titre, Gu a réalisé deux sauts de qualité pour un total de 179 points, mais les juges ont estimé qu'ils étaient un peu moins aboutis que ceux de la Canadienne (180,75).
"Je suis tellement fière de moi, d'avoir réussi les figures que je voulais ce soir, d'avoir montré mon meilleur ski et rendu le Canada fier", a déclaré en zone mixte Oldham, déjà en bronze sur le slopestyle.
En l'absence de la Suissesse Mathilde Gremaud, blessée à la hanche quelques heures avant la compétition, la jeune italienne Flora Tabanelli, victime d'une lésion du ligament croisé du genou droit en novembre dernier, a décroché un bronze "miraculeux" (178,25).
"Ça ressemble à un miracle. Il y a trois mois, après la blessure, je pensais que je n’y arriverais pas. Alors quand je suis arrivée ici et que je me suis sentie plutôt bien, c'était déjà une victoire", a dit Tabanelli, 18 ans.
A Livigno, la finale a été retardée d'un peu plus d'une heure en raison d'abondantes chutes de neige sur la station italienne, mais cela n'a pas empêché les skieuses de régaler le public avec des figures spectaculaires toute la fin de soirée.
Gu visait trois médailles d'or pendant ces JO, mais la compétition semble aujourd'hui bien plus féroce qu'à Pékin où, encore adolescente, elle avait effectué une véritable razzia avec 2 titres olympiques en big air et half-pipe et une médaille d'argent en slopestyle.
La Chinoise était devenue la première skieuse acrobatique à remporter trois médailles lors de la même édition des JO. Elle est désormais l'athlète de ski acrobatique la plus médaillée de l'histoire.
"+Cinq fois médaillée olympique+, ça sonne plutôt bien, je trouve", a-t-elle lancé avec le sourire en zone mixte. Depuis son titre en 2022, elle n'avait pas repris part à la moindre compétition internationale de big air.
"Les attentes n’étaient pas basses, mais j’essayais surtout d’y aller étape par étape en abordant ma première compétition de big air depuis quatre ans, simplement de skier et de voir ce qui allait se passer", a-t-elle précisé.
Si les métaux ne seront pas aussi beaux qu'à Pékin, Gu est encore en course pour afficher un bilan comptable similaire en Italie vendredi, à l'issue des épreuves de half-pipe, où elle est annoncée comme l'une des favorites.
A.Louis--LCdB