Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une sonde spatiale et deux engins français ont commencé mardi leur voyage vers les lunes de Mars pour tenter l'exploit inédit d'y récupérer des échantillons et peut-être de lever le voile sur les origines du Système solaire et de la vie sur Terre.
Taille du texte:
La sonde Martian Moons eXploration (MMX), née d'une collaboration de l'agence spatiale japonaise (Jaxa) avec le Centre national d'études spatiales (Cnes), la Nasa, l'Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre aérospatial allemand (DLR), pourrait également contribuer à poser les bases d'une future exploration humaine.
La fusée H3 transportant MMX, ainsi que deux contributions françaises - un rover et un spectromètre - a décollé du centre spatial de Tanegashima (sud du Japon) mardi à 04H41 (19H41 GMT lundi), selon une retransmission en direct de l'agence spatiale japonaise.
En dépit de l'heure très matinale, des milliers de Japonais ont suivi l'événement en direct et posté des messages d'encouragement en ligne.
Plus d'une heure après, la Jaxa a fait savoir que la sonde s'était correctement séparée de la fusée et avait "commencé son voyage" vers la région de Mars, selon son flux en direct.
"J'avais rêvé de ce jour, donc je suis incroyablement heureuse", s'est réjouie la scientifique Mari Aida de la Jaxa, se disant "soulagée".
La sonde devrait arriver près de Mars en août 2027. Elle restera trois ans à proximité de la planète rouge, en orbite autour de Phobos, l'une de ses deux lunes. Puis elle se posera sur ce satellite pour recueillir au moins 10 grammes de matière.
Avant cela, le rover franco-allemand nommé Idefix, en référence au chien de la bande dessinée Astérix, doit être le tout premier engin de l'histoire à sillonner Phobos. Il effectuera des observations de surface et servira d'éclaireur à la sonde pour lui garantir un atterrissage en toute sécurité.
- "Station spatiale naturelle" -
Par ailleurs, Mirs, un spectromètre développé par le Cnes et l'Observatoire de Paris-PSL, doit "aider les scientifiques à choisir les sites les plus intéressants pour le prélèvement des échantillons", résume l'astronome Antonella Barucci, responsable scientifique de Mirs.
La Jaxa a indiqué que la mission étudierait aussi la possibilité d'employer Phobos comme une "station spatiale naturelle" en définissant les exigences pour un aller-retour vers Mars – élément "essentiel pour l'exploration habitée" de cette planète, a-t-il ajouté.
La mission doit aussi observer l'autre lune, Deimos, sans s'y poser, avant de revenir vers la Terre.
La Jaxa espère que la mission dévoilera comment Mars et ses deux lunes se sont formées, une donnée primordiale pour comprendre la naissance du Système solaire.
- Indices sur les origines de la vie -
MMX éclairera aussi "les mécanismes de transport qui ont acheminé l'eau, les éléments volatils et les composés organiques depuis les régions externes du Système solaire vers les planètes rocheuses internes (Mercure, Vénus, la Terre et Mars, ndlr), des processus qui ont peut-être joué un rôle clé dans l'habitabilité de ces mondes", avait expliqué à l'AFP en août l'astrophysicien français Patrick Michel, directeur de recherches au CNRS.
"Si Phobos et Deimos sont effectivement des vestiges de ces premiers systèmes d'acheminement, ils pourraient détenir des indices sur les origines mêmes de la vie", avait-il ajouté lors de la préparation de cette mission.
Le Japon a déjà expérimenté le retour d'échantillons spatiaux, notamment avec la sonde Hayabusa-2 de la Jaxa qui, en 2020, a rapporté 5,4 grammes de roches et de poussières recueillies sur un astéroïde à plusieurs centaines de millions de kilomètres de la Terre.
Les agences spatiales américaine et chinoise sont également engagées dans cette course pour ramener sur Terre des échantillons rocheux prélevés à la surface de Mars.
Le rover Perseverance de la Nasa, qui parcourt la planète rouge depuis 2021, a déjà recueilli des échantillons prêts à être rapatriés sur Terre. La mission a cependant été stoppée de fait par le gouvernement du président Donald Trump après un vote du Congrès américain en janvier.
La Chine a également annoncé que son engin spatial Tianwen-3 devait être lancé vers 2028 avec l'objectif de ramener des échantillons martiens vers 2031, potentiellement avant le retour de MMX.