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Une pré-adolescente "prise eu piège" par un adulte "trois fois son aîné": la cour d'appel de Paris a condamné vendredi à cinq ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, le cinéaste Christophe Ruggia pour agressions sexuelles sur l'actrice Adèle Haenel entre ses 12 et 14 ans.
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Christophe Ruggia, 61 ans, a été reconnu coupable d'agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur Adèle Haenel lors de rendez-vous hebdomadaires à son domicile, dans la foulée de l'éprouvant tournage du film "Les diables" où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle au cinéma.
Dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, la peine est légèrement plus lourde que celle prononcée en première instance en février 2025. Le réalisateur avait alors été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous surveillance électronique.
De manière constante, depuis sa première prise de parole publique jusqu'au procès en appel, Adèle Haenel a décrit à l'occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne. Des gestes sur lesquelles la cour d'appel a estimé n'avoir "aucun doute", notant leurs "conséquences avérées sur la santé mentale" de l'actrice de 37 ans.
Pour les magistrats, il s'agit de "faits d'une extrême gravité" sur "une jeune pré-adolescente tirée fortuitement de son milieu" par le monde du cinéma et "rapidement prise au piège de cette relation". Outre les deux ans sous bracelet électronique, Christophe Ruggia est condamné à trois années de prison avec sursis.
Au cours des deux procès, dont un particulièrement électrique en première instance en 2024, la comédienne récompensée par deux César a dévoilé un traumatisme symptomatique des enfants victimes de violences sexuelles.
"Ça a été un parcours judiciaire qui a été assez éprouvant et difficile. Je pense à tous les enfants victimes de pédocriminalité, je pense à eux", a déclaré Adèle Haenel, émue, lors d'une brève déclaration devant les caméras à l'issue de l'audience.
- Traumatisme d'enfance -
"Je veux dire que moi, j'ai fini mon parcours judiciaire. En ce qui me concerne, toute ma vie sera dédiée à la justice et à l'avancée des droits humains. C'est à tous ces enfants et toutes ces femmes que je pense, leur dire qu'ils ne sont pas seuls", a-t-elle ajouté, vêtue d'un costume-cravate sur une chemise à carreaux.
Sollicitée par l'AFP, la défense de Christophe Ruggia n'a pas souhaité s'exprimer.
Tout au long de la procédure, le cinéaste s'est enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n'être "ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre".
"Si j'avais fait ce qu'elle m'accuse d'avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu'une fois, je n'aurais jamais pu me regarder dans la glace et j'aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n'est jamais arrivé", s'est indigné Christophe Ruggia devant la cour d'appel en décembre.
Pour justifier les visites d'Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s'est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde.
À l'inverse, les yeux baissés et humides, les mots difficiles, espacés de silence, Adèle Haenel a exposé aux juges sa "honte" d'enfant blessée.
"J'ai envie d'arrêter cette dépression, d'y mettre un terme, mais je sais pas si ça sera fini. Juste vivre avec. C'est une image de soi complètement détruite depuis l'âge de 12 ans", a-t-elle confié à la barre en janvier.
Après son rôle le plus marquant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.