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Un homme suspecté d'avoir voulu provoquer un incendie a été interpellé mardi soir sur un parking près de la forêt de Fontainebleau et placé en garde à vue, tandis que quelque 800 pompiers tentaient toujours de circonscrire les reprises de feu mercredi matin dans le massif.
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L'homme de 46 ans est soupçonné d'avoir forcé le ruban pour se stationner sur ce parking interdit au public et de nombreux journaux froissés et un briquet ont été retrouvés dans son véhicule, a-t-on appris de source policière.
Parmi celles-ci, deux hommes interpellés lundi ont reconnu les faits: un pompier volontaire à Fontainebleau qui a avoué avoir "mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence", et un autre homme qui a admis "avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette" sur un autre lieu de départ de feu, selon la procureure, Diane Ngomsik.
Les deux hommes, nés en 2007 et sans antécédent judiciaire, sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie près de la ville de Fontainebleau pour le second.
- "L'un d'entre nous" -
Le sapeur-pompier volontaire a été "suspendu", a indiqué dans un communiqué le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne, qui a exprimé "sa plus vive consternation".
Selon Paul-Edouard Laurain, porte-parole du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne, "les pompiers sont pudiques" sur ce sujet: "il y a un sentiment de rejet et un peu de honte que ce soit l'un d'entre nous", qui était dans les rangs "depuis moins d'un an", a-t-il déclaré à l'AFP.
Deux autres personnes ont quant à elles été placées en garde à vue mardi matin pour l'incendie qui a démarré dimanche autour de l'A6, occasionnant la fermeture d'un tronçon de l'autoroute et qui a ravagé environ 1.500 hectares. La réouverture de l'A6 "devrait être échelonnée dans les prochaines heures", a indiqué la préfecture de Seine-et-Marne.
Mercredi matin, plusieurs gendarmes du département spécialisés en recherche criminelle étaient présents pour collecter des preuves, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les habitants de la commune du Vaudoué, partiellement évacuée dimanche, ont pu regagner leurs maisons après l'annonce mardi soir par le préfet de Seine-et-Marne que les feux étaient "fixés" même si pas totalement "éteints".
- Feu zombie -
Quelques 800 pompiers restaient à pied d'oeuvre pour éviter les reprises de feu.
Si l'effectif au sol reste équivalent à celui de mardi, le dispositif aérien a quant à lui été allégé: trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d'eau et un hélicoptère de commandement sont mobilisés. La veille, Canadair et bombardiers d'eau étaient au nombre de quatre.
En raison du sol tourbeux de la forêt, les pompiers vont devoir être mobilisés encore un moment afin d'éviter les feux zombies.
"Un feu de tourbe peut se propager (dans le sol) pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines et ressurgir parfois à plus d'une centaine de mètres du feu initial", a alerté mardi le préfet Pierre Ory.
Au sud du pays, des incendies en Haute-Corse ont parcouru ces trois derniers jours quelque 150 hectares, nécessitant la fermeture d'une portion du GR30 et l'évacuation d'une vingtaine de randonneurs.