Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une halte surprise pour montrer qu'il peut encore échanger, certes vivement, avec les Français: Emmanuel Macron a défendu jeudi son bilan à Dole, dans le Jura, avant un hommage mémoriel qui lui a permis de vanter les mérites de "l'ordre" au service de la "liberté".
Taille du texte:
Pour son quatrième déplacement sur le terrain depuis qu'il a promulgué sa très contestée réforme des retraites et décrété "cent jours" pour relancer son second quinquennat, le chef de l'Etat avait prévu un hommage à l'esclave affranchi devenu général, Toussaint Louverture, au château de Joux, dans le Doubs.
Accueilli à chaque visite de terrain par un concert de casseroles et de sifflets depuis l'adoption de la réforme, Emmanuel Macron a pu montrer cette fois qu'il pouvait aussi aller sans accroc au contact des Français, même si certains échanges ont été vifs et directs.
Pourquoi cet exercice ? "Pour entendre les difficultés (...) Avoir des idées nouvelles, ressentir ce qui est compris, ce qui n'est pas compris", a-t-il expliqué, accompagné de quelques journalistes, devant des passants éberlués.
"Et aussi pouvoir traiter des colères, mais de le faire de manière non-organisée artificiellement", a-t-il ajouté, jugeant "inutiles" les déplacements "où tout est arrangé parce que ça se passe trop bien et ceux où tout est arrangé parce que ça se passe trop mal".
Interpellé sur la hausse des prix, les petites retraites, les déserts médicaux, le chef de l'Etat a longuement discuté avec commerçants, clients et simples badauds.
- "Vous nous enfumez" -
"Tout est cher. Il y a des gens qui crèvent de faim", lui a lancé une passante. "Voiture de fonction, logement gratos, on n’a pas tous ça nous hein".
Une commerçante s'est plainte d'être "en retraite et de travailler quand même". Pour 1.200 euros, je ne me lève pas à 4h du matin", s'est agacé un passant.
Un autre a accusé les patrons de la grande distribution: "Quand est-ce qu'on va arrêter de permettre à ces gens de s'en foutre plein les poches".
"Ça choque tout le monde. Moi aussi ça me choque", a admis en retour Emmanuel Macron, épinglant des "écarts" tels qu'on "ne peut plus les expliquer aux gens".
Le chef de l'Etat a rappelé les baisses d'impôts, la suppression de la taxe d'habitation, les chèques énergie ou la hausse des petites pensions avec sa réforme très contestée des retraites.
"Maintenant il faut qu'on arrive à recréer une dynamique salariale... c'est pas le gouvernement qui peut le faire", a-t-il plaidé, renvoyant la balle dans le camp du dialogue social.
Un ancien représentant local des gilets jaunes, Fabrice Schlegel, l'a aussi vivement interpellé sur le "déficit colossal", lui reprochant pêle-mêle d'avoir "tué la fonction hospitalière, la médecine de proximité". "Vous nous enfumez depuis cinq ans".
"Vous êtes quand même un drôle (..) Vous me demandez plus de dépenses en fait", a répliqué le président en contestant les chiffres alignés par son interlocuteur.
- "Juste se faire entendre" -
Dans le même temps, entre 200 et 300 manifestants ont été retenus, au prix de quelques bousculades, par un cordon de gendarmerie à plus d'un kilomètre du château de Joux (Doubs) où il a tenu un discours à l'occasion du 175e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France.
"On n'a jamais vu un président qui se protège de cette manière, et qui nous méprise autant", a grincé Pascal Maillard, 62 ans, retraité d'Enedis.
Ce dispositif (...) c'est démesuré: on n'est pas des terroristes, on veut juste se faire entendre", a déploré Céline, 51 ans et enseignante en primaire.
Prenant exemple sur Toussaint Louverture, Emmanuel Macron a vanté dans son discours les mérites de "l'ordre" au service de la "liberté" et ceux de la "concorde".
"Révolutionnaire d'exception, Toussaint Louverture considérait lui aussi que seul l'ordre pouvait maintenir la liberté, la prospérité et le bien public", a-t-il lancé depuis la forteresse où l'ancien esclave fut emprisonné les derniers mois de sa vie de 1802 à 1803.
Le 17 avril, lors de son allocution télévisuelle, le chef de l'Etat a érigé "l'ordre républicain" parmi ses trois chantiers prioritaires pour tenter de tourner la page de la réforme des retraites et relancer son quinquennat.