Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"On aimerait que ça ne soit plus Disneyland": les habitants d'Étretat, ville normande qui voit sa population multipliée par dix l'été, dénoncent les effets d'un surtourisme "soûlant", qui malgré certains retombées économiques dépossède les locaux de leur ville et détériore le patrimoine naturel.
Taille du texte:
Assis sur son bateau à sec sur la plage, avec une vue imprenable sur la fameuse aiguille qui fait la renommée de sa ville, Quentin Maze estime qu'il y a "un véritable souci avec le tourisme de masse", la situation devenant "de pire en pire". "Les gens arrivent avec leur pique-nique, dégradent le lieux, laissent leurs déchets", raconte le marin de 35 ans, né à Étretat.
"Quand j’étais petit, les galets arrivaient jusqu’en haut, là", explique-t-il en pointant le haut de la plage. Avec leur disparition, "mettre les bateaux à l’eau devient compliqué", d'autant que les touristes ne respectent pas la zone de chenal. Même s'il "fait la guerre individuellement" à ces comportements, ce n'est pas suffisant.
Au-delà de sa situation, le marin explique que le surtourisme "prend énormément de place" et rend "impossible de vivre ici en période estivale". "Cela devient compliqué pour se garer et se loger" avec la prolifération des logements touristiques, explique-t-il avec son accent normand, si bien que les gens partent et "les écoles ferment".
- "Périodes fantômes" -
"En dix ans, on a perdu un tiers de notre population", confirme Shaï Mallet, coprésidente de l'association d'habitants Étretat Demain, une "fuite" engendrée par "des nuisances", "la montée globale des prix", en plus "des difficultés à se loger".
La coprésidente explique que les 1.200 habitants voient débarquer chaque année environ 1,5 million de touristes, avec des pics en été à 10.000 personnes par jour. Avec une nette accélération depuis la pandémie, notamment de la clientèle internationale, même si cette station balnéaire a toujours été touristique.
En cause? Le "gros potentiel instagrammable des falaises", qui engendre un tourisme de quelques heures pour prendre des photos ainsi que le succès planétaire de la série Netflix sortie en 2021, "Lupin", gentleman cambrioleur dont l'histoire est liée à Étretat.
Mais cet afflux n'engendre pas de si bonnes retombées économiques. Car 800.000 touristes "ne viennent qu’à la journée, ils "ne dorment pas sur place", explique Mme Mallet, et ceux qui ne viennent que pour deux heures "mangent une glace et repartent", sans aller forcément au restaurant. Sans compter les "périodes fantômes" en dehors des pics de surfréquentation, pendant lesquelles tous les commerces peinent à se maintenir.
A cela s'ajoutent de graves problèmes environnementaux: "une telle masse touristique entraine un phénomène de piétinement qui crée des érosions précipités des falaises et met le site en danger", se désole Shaï Mallet.
-Quotas de visites ?-
Pour limiter ce phénomène, la mairie a installé depuis janvier un sentier balisé et des barbelés qui délimitent le chemin, un dispositif "bienvenu et très attendu" par les habitants.
"Il faudrait peut-être aussi doser les trains, bus et réservations de parking", estime Yohann Rivas, conducteur dont le car régional vient de déposer une flopée de touristes récupérés à la gare la plus proche, car la ville "devient crade, surtout à côté de la plage et des falaises".
Après des tentatives fructueuses en ce sens dans les calanques de Marseille, l'instauration d'une jauge est aussi plébiscitée par Étretat Demain, notamment pour le stationnement, mais l'association plaide surtout pour un plan global d'information et réflexion sur les flux touristiques.
"1,5 million de touristes c’est formidable, mais on aimerait que la fréquentation soit étalée sur l’année", explique Shaï Mallet, qui "cherche des solutions pour que les gens restent plus longtemps, consomment différemment, peut-être avec un panier moyen plus intéressant".
Dimanche, le gouvernement a dévoilé un grand plan contre le surtourisme, une nouvelle "très positive" selon Mme Mallet. Elle salue "particulièrement" l'instauration d'une plateforme pour récolter les données sur les flux, "priorité" indispensable pour lutter contre le phénomène, et la "campagne de sensibilisation menée par des influenceurs", y voyant "une stratégie de communication adaptée aux enjeux de notre époque".