Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les Argentins, à la fois épuisés par l'inflation et désabusés par leurs politiciens, ont voté dimanche lors de primaires pour désigner les candidats à la présidentielle d'octobre, un scrutin à l'issue incertaine pour la succession d'Alberto Fernandez (centre gauche).
Taille du texte:
Plus de 35 millions d'électeurs étaient appelés à présélectionner à la fois les partis qui seront en lice le 22 octobre à la présidentielle - il faut pour cela obtenir 1,5% des votes nationalement - et leurs candidats. Comme un sondage grandeur nature, à double détente.
A l'issue d'une journée sans incidents notables, les bureaux de vote, ouverts à 8H00, ont fermé pour la majorité à 18H00, hormis des extensions ponctuelles à Buenos Aires, qui testait un nouveau système de vote électronique. Les premiers résultats devaient être connus vers 22H00 (01H00 GMT lundi).
Qui veut vraiment diriger l'Argentine, 3e économie d'Amérique latine au spectaculaire potentiel agricole et de matières premières, mais malade longue durée du continent? Le pays est enferré entre une inflation à deux chiffres depuis 12 ans (et même trois chiffres cette année, 115% sur an), une dette colossale auprès du FMI, une pauvreté à 40%, et une monnaie, le peso, qui dévisse.
Des 22 tickets "président + vice-président" en lice, il ne restera qu'une demi-douzaine lundi en vue du 22 octobre, dont deux blocs dominants, d'où devrait émerger le futur président. Le sortant Alberto Fernandez, très impopulaire, ne se représente pas.
Dans le camp gouvernemental (centre gauche), Sergio Massa, ministre de l'Economie de 51 ans, est assuré d'emporter la primaire, malgré une candidature mineure sur sa gauche. Le centriste Massa a réussi à rallier le camp péroniste et à garder l'oreille du FMI. Mais il a contre lui de gérer, depuis un an, une économie en soins intensifs.
- Grande inconnue à droite -
Dans l'opposition de droite, une vraie primaire, indécise, oppose le maire de Buenos Aires depuis 2015, Horacio Larreta, 57 ans, qui se dépeint en modéré et adepte de la concertation, à une ex-ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, 67 ans, qui promet des méthodes "choc", tant en économie qu'en sécurité.
Un intérêt majeur des PASO (Primaires ouvertes, simultanées et obligatoires) est de donner une tendance, un baromètre de l'état des forces, augurant parfois de la présidentielle.
C'était le cas en 2019, lorsque le score aux primaires d'Alberto Fernandez - seul pré-candidat du camp péroniste - avait préfiguré sa victoire à la présidentielle sur Mauricio Macri. Mais l'aspect "sondage grandeur nature" ne joue qu'en cas d'écart important, beaucoup de choses pouvant encore se passer en deux mois de campagne.
D'ores et déjà, les PASO 2023 marquent une rupture, avec l'absence de deux figures dominantes de la politique argentine des dernières années: la péroniste Cristina Kirchner, 70 ans, ex-cheffe de l'Etat (2007-2015), et Mauricio Macri, 64 ans, le président libéral qui lui succéda en 2015, avant d'être défait par Alberto Fernandez en 2019.
- A qui profite le désenchantement ?-
Le retrait de ces deux grands rivaux, personnalités antagoniques, clivantes, pourrait-il annoncer un répit dans la polarisation aigüe de la politique argentine? A moins qu'il ne signale une désillusion générale, après deux présidences très contrastées, l'une libérale, l'autre interventionniste, qui ont toutes deux amèrement déçu.
"Je veux le meilleur pour mes petits-enfants, mais je ne vois guère d'espoir", se désolait Isabel Asebal, une électrice 77 ans. "Ils (les jeunes) sont tous apolitiques, ça ne les intéresse pas, ils ne pensent qu'à une chose, quitter le pays".
"Il y a une désaffection croissante de l'électorat, dans un pays qui avait des identités politiques marquées", diagnostique Juan Negri, politologue de l'Université Torcuato di Tella.
Ce désenchantement pourrait profiter au "troisième homme", l'économiste ultralibéral-libertaire Javier Milei, au discours incendiaire contre la "caste" politique, qui a fait sensation aux législatives en 2021, son parti devenant la troisième force à Buenos Aires (17,3%). Mais il pourrait peiner à reproduire cet impact à l'échelle du pays.
"Il faut casser ce qui a été fait, puis recoller les morceaux et tout recommencer", lançait Facundo Cardozo, commercial de 27 ans près d'un bureau de vote de Barrio Norte, évoquant l'attrait d'une solution radicale type Milei, "au point où en sont les choses".
Les Argentins votaient aussi dimanche pour pré-sélectionner des candidats à la Chambre des députés et au Sénat, renouvelables pour partie lors du scrutin du 22 octobre.