Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Ani Aponte a fui la crise économique au Venezuela il y a quatre ans, en quête d'une vie tranquille et d'un emploi stable. Mais l'avenir est incertain après qu'un cyclone a détruit l'usine où elle travaillait dans le sud du Brésil.
Taille du texte:
Cette jeune femme de 34 ans tannait le cuir à Muçum, la ville la plus touchée par le désastre, qui a fait une cinquantaine de morts et autant de disparus la semaine dernière dans l'Etat de Rio Grande do Sul.
La tannerie n'a pas été épargnée par les inondations qui ont fait du centre de cette localité d'environ 4.600 habitants un champ de ruines. Les machines ont été emportées par le courant, au grand désespoir des quelque 500 employés.
La maison qu'ils louent sur les hauteurs de la ville n'a pas été atteinte par les inondations, mais le couple, qui vit à Muçum avec leur fils de trois ans, est à présent privé de revenu.
Une partie de leur salaire était également envoyée au Venezuela, où est resté leur fils aîné de 12 ans, chez ses grands-parents.
Après avoir quitté leur pays natal en 2019, Ani Aponte et son mari Yeiferson ont trouvé du travail dans le Rio Grande do Sul, quatrième Etat le plus riche du Brésil, et se sont installés à Muçum il y a deux ans.
"Nous avons été adoptés comme si nous étions d'ici", confie-t-elle.
Et même si le travail dans la tannerie était difficile, il assurait à sa famille des revenus stables.
- Retour impensable -
Depuis que le cyclone a frappé Muçum, Ani Aponte est bénévole dans une église, triant des vêtements destinés aux plus de 150.000 personnes touchées par les inondations dans cet Etat du Sud.
"Tout d'abord, nous allons aider (la région) à se relever, après, nous verrons ce que nous pouvons faire", explique-t-elle.
Sa famille héberge deux autres Vénézuéliens qui ont dû quitter leur domicile, alors que l'eau leur arrivait jusqu'aux genoux.
L'une des personnes qu'ils accueillent est Aura Garcia, 57 ans, qui se disait heureuse à Muçum, même si elle "travaillait dur" dans la tannerie.
"Chez nous, il n'y a pas de nourriture, pas de médicaments, pas de travail. Rien", déplore cette ancienne coiffeuse qui a traversé la frontière il y a cinq ans.
Selon les Nations unies, plus de 7 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays, dont le PIB s'est contracté de 80% entre 2013 et 2023. Plus de 400.000 d'entre eux vivent au Brésil.
Même s'ils ont perdu leur emploi, les Vénézuéliens de Muçum ne pensent pas à retourner dans leur pays natal.
"Je ne reviendrai pas au Venezuela tant que (le président Nicolas Maduro) sera au pouvoir, même pas en rêve. On va devoir m'enterrer ici, au Brésil", lance Aura Garcia.