Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les fonctionnaires marchent mardi à travers la France pour tenter d'arracher au gouvernement des hausses de salaires malgré un contexte budgétaire restreint, mais la mobilisation était relativement peu suivie en milieu d'après-midi.
Taille du texte:
Aux abords du Jardin du Luxembourg, d'où est parti le cortège parisien, ils n'étaient pas extrêmement nombreux à être réunis, vers 14H00, a constaté un journaliste de l'AFP. "Aujourd'hui on ne fait pas le plein de grévistes", a concédé Benoit Teste, secrétaire général de la FSU, mais "on ne sera pas les spectateurs du saccage de la fonction publique".
L'ampleur de la mobilisation est un des enjeux de la journée, à quatre mois de Jeux olympiques et paralympiques durant lesquels la CGT et FO ont déjà promis de déposer des préavis de grève.
Malgré une rare unité intersyndicale dans l'appel à la mobilisation adressé aux 5,7 millions d'agents publics, c'est moins élevé que lors des manifestations contre la réforme des retraites début 2023, où l'on comptabilisait 15% à 30% de grévistes selon les secteurs.
"Sur la quinzaine de rassemblements qui avait déjà commencé aux alentours de 14H00, la CGT recensait 21.000 manifestants, dont 8.000 à Marseille, 4.000 à Nantes et 3.000 à Lyon", a indiqué à l'AFP Natacha Pommet, secrétaire générale de la FDSP, sur la centaine de rassemblements qu'elle décompte en France.
Dans l'Education nationale, un des principaux employeurs d'agents publics, 6,77% des enseignants étaient en grève mardi dans le premier degré (maternelle et élémentaire) et 10,65% dans le second degré (collèges et lycées), selon les chiffres du ministère.
Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, a enregistré 30% d’enseignants grévistes, avec notamment 53% de profs en grève dans les collèges et lycées de Seine-Saint-Denis, mobilisés depuis un mois contre la mise en place des groupes en 6e et 5e à la rentrée prochaine, synonyme selon eux de "tri des élèves".
- "Années de disette" -
Les syndicats réclament de nouvelles augmentations générales, après celles de 3,5% et 1,5% consenties en 2022 et 2023.
Mais à l'heure où le gouvernement promet 10 milliards d'euros d'économies budgétaires en 2024 et le double en 2025, le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini refuse de ressortir le chéquier.
Ce fidèle d'Emmanuel Macron met en avant les près de 14 milliards d'euros dépensés depuis 2022 pour soutenir le pouvoir d'achat des fonctionnaires et propose d'instaurer des négociations salariales annuelles dans la fonction publique, à l'image de ce qui se pratique dans les entreprises.
"On ne nie pas qu'il y a un problème de budget, mais on peut augmenter les recettes", estime Benoit Teste, qui suggère au gouvernement d'aller piocher dans les "200 milliards d'euros d'aides aux entreprises sans contreparties".
Les précédentes augmentations constituent "enfin une petite amorce après dix ans de gel", estime Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé action Sociale, "mais les mesures mises en place ne répondent pas à des années de disette".
- "Vraies négociations" -
Quand bien même des négociations salariales annuelles se tiendraient, elles n'aboutiraient à des hausses de salaires qu'en 2025, ce qui ferait de 2024 une "année blanche", s'inquiètent à l'unisson les huit syndicats représentatifs (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP).
Jeudi, la dernière réunion sur les salaires a tourné court: sept syndicats ont claqué la porte pour dénoncer le choix selon eux "hautement partial" des chiffres présentés par le gouvernement. FO a pour sa part refusé d'assister à la réunion, critiquant un diagnostic "orienté" du gouvernement sur l'évolution récente des salaires des fonctionnaires.
Dans un document envoyé aux syndicats avant la réunion, le gouvernement affirme que les rémunérations des agents publics ont progressé plus vite que l'inflation ces dernières années. Mais l'indicateur utilisé pour étayer cette assertion n'est pas le plus pertinent, jugent les syndicats.
"Il faut que le gouvernement ouvre de vraies négociations et nous tienne un langage de vérité", a résumé Stanislas Gaudon, président de la fédération des services publics CFE-CGC, qui regrette: "On nous dit qu'il faut faire de l'attractivité avec un grand A, et on ne nous donne pas d'élément d'attractivité".