Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Après onze semaines d'audiences, le procès des viols de Mazan entre lundi dans sa dernière ligne droite avec les réquisitoires du parquet, en commençant par Dominique Pelicot, ce septuagénaire qui pendant dix ans a drogué, violé et fait violer son épouse.
Taille du texte:
Les peines que vont réclamer les représentants du ministère public, Jean-François Mayet et Laure Chabaud, seront scrutées, tant ce procès est devenu un symbole mondial de la lutte contre les violences faites aux femmes - dont la journée internationale sera, hasard du calendrier, marquée lundi. Et tant la victime principale, Gisèle Pelicot, 71 ans, a accédé au statut d'icône féministe après avoir refusé que le procès se déroule à huis clos, "pour que la honte change de camp".
Devant les magistrats professionnels composant la cour criminelle de Vaucluse à Avignon, ils débuteront par le "chef d'orchestre" de cette décennie de viols. Dominique Pelicot, dénominateur commun des 50 coaccusés recrutés sur internet à qui il avait livré sa désormais ex-épouse, préalablement sédatée aux anxiolytiques, à leur domicile conjugal de Mazan entre juillet 2011 et octobre 2020.
Dominique Pelicot n'a jamais caché sa responsabilité, se qualifiant lui-même de "violeur". "Je suis coupable de ce que j'ai fait (...) J'ai tout gâché, j'ai tout perdu. Je dois payer", affirmait-il peu après le début du procès.
Mais quelles peines le ministère public réclamera-t-il contre ses 50 coaccusés ? Car même si la plupart sont poursuivis pour les mêmes faits, à savoir viols aggravés sur Gisèle Pelicot, et risquent donc également 20 ans de prison, l'individualisation des peines est obligatoire. Par exemple pour distinguer les récidivistes - dix hommes sont venus plusieurs fois - de ceux venus une seule fois à Mazan.
- "Monsieur-tout-le-monde" -
Ces "Monsieur-tout-le-monde", âgés de 26 à 74 ans, pouvaient-ils légitimement croire qu'ils participaient au scenario d'un couple libertin, où l'épouse ferait semblant de dormir, comme la plupart l'ont affirmé à la barre?
Ont-ils été "manipulés" par Dominique Pelicot, comme beaucoup l'avancent ?
Ou leur discernement était-il altéré au moment des faits, comme l'ont encore suggéré les avocats de 33 d'entre-eux mercredi, même si aucun des psychologues ou psychiatres qui les ont examinés n'a retenu ce point ?
Enfin, le parquet aura-t-il la main plus lourde envers les 35 accusés qui, à l'ouverture du procès, ont encore fermement nié avoir participé à un "viol", en dépit des vidéos accablantes filmées par Dominique Pelicot et qui laissent peu de place au doute ?
Au planning officiel, le réquisitoire est prévu sur trois jours. Mais selon les informations recueillies auprès des différentes parties par l'AFP, il pourrait s'achever mercredi en fin de matinée, le parquet estimant à environ 15 minutes en moyenne le temps qu'il consacrera à chaque accusé.
Après le cas Pelicot, l'accusation avancera crescendo: d'abord les dossiers moins lourds, ceux de Joseph C., 69 ans, et Hugues M., 39 ans, respectivement accusés d'agression sexuelle et de tentative de viol, avant de s'atteler aux 48 autres (dont un en fuite).
- Courage et dignité -
Couvert en quasi-mondovision, avec 138 médias accrédités dont 57 étrangers, le procès a un écho bien au delà des frontières françaises. Comme en a encore témoigné jeudi la présidente de la chambre des députés chilienne, Karol Cariola, saluant "le courage et la dignité" de Gisèle Pelicot, "une citoyenne ordinaire qui a donné une leçon au monde entier". La veille, c'est la ministre de l'Intérieur allemande, Nancy Faeser, qui appelait à entendre "le message" de Gisèle Pelicot.
Après le réquisitoire, mercredi après-midi ou jeudi au plus tard, la parole sera aux avocats de la défense. L'avocate de Dominique Pelicot, Béatrice Zavarro, ouvrira le bal. Ses confrères se succèderont ensuite jusqu'au 13 décembre.
Restera alors une semaine à la cour pour délibérer, pour un verdict attendu le 20 décembre au plus tard.