Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les députés s'apprêtent à rejeter mercredi une dernière motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale, un vote décisif avant de clore la page budgétaire 2025, et un nouveau succès à l'actif de François Bayrou, dans une Assemblée toujours guettée par la paralysie.
Taille du texte:
Quatre mois après la présentation du budget en Conseil des ministres, une petite semaine après l'adoption définitive du budget de l'Etat, le rejet attendu de la motion de censure déposée par LFI permettra l'adoption en nouvelle lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), celui-là même qui avait fait chuter Michel Barnier en décembre.
Le Sénat s'en saisira à son tour en séance lundi et mardi prochain, avec comme objectif pour le gouvernement une adoption conforme qui vaudrait adoption définitive du texte. Dans le cas contraire, le PLFSS devrait revenir à l'Assemblée pour une ultime lecture.
- "Tâche immense" -
Passé à la moulinette de la censure, et des concessions accordées aux oppositions mais aussi à la majorité, le budget de la Sécu prévoit désormais une hausse des dépenses d'Assurance maladie de 3,3% en 2025, contre 2,6% initialement prévu, notamment parce que le gouvernement Bayrou a rallongé d'un milliard d'euros l'enveloppe de l'hôpital.
Le déficit devrait lui s'élever à plus de 22 milliards d'euros, au lieu de 16 milliards. Le gouvernement a dû renoncer à une hausse des tickets modérateurs (reste à charge du patient après le remboursement de l'assurance maladie), accepter de revoir à la baisse les efforts demandés aux entreprises concernant les exonérations de cotisations sociales, et faire le deuil de la désindexation des retraites sur l'inflation.
L'idée d'une journée de solidarité, ou de l'instauration de sept heures de travail annuelles supplémentaires non rémunérées, n'a pas non plus fait florès, après avoir été adoptée au Sénat.
Un budget qui in fine ne satisfait personne, ce qui a fait dire au Premier ministre lundi qu'il faudrait "dès le lendemain de l'adoption des budgets" trouver les voies et moyens d'un "retour à l'équilibre", une "tâche immense" pour l'avenir.
- "Piège à retardement" -
Dans la majorité, pas plus que dans les oppositions, la clôture de cette longue période d'incertitudes ne devrait donner lieu à des marques de joie excessives.
A gauche, l'épisode a profondément divisé le Nouveau Front populaire, et laisse aux socialistes un goût amer, eux qui ont parfois "la mort dans l'âme" renoncé à la censure, et ont vu dès la semaine dernière le gouvernement recommencer à creuser un sillon bien à droite, que ce soit sur le droit du sol ou la justice des mineurs.
Le groupe PS déposera une motion de censure en début de semaine prochaine, pour protester contre la "trumpisation et la lepénisation des esprits".
Du côté du Rassemblement national, les cadres se félicitent d'avoir obtenu "des victoires" grâce à la censure, tout en appelant plus que jamais à un "changement de dirigeants".
Si le parti de Marine Le Pen donne le sentiment de ne pas vouloir censurer le gouvernement avant qu'une nouvelle dissolution ne soit possible, c'est-à-dire à partir de cet été, un changement de pied est toujours possible.
Et dans la majorité, si quelques-uns se félicitent de l'esprit de "responsabilité" dont a fait preuve le PS, beaucoup craignent que l'Assemblée ne soit très vite renvoyée à la paralysie à laquelle la condamnerait sa division en trois blocs.
"Chacun a bien compris que cette législature ne servirait strictement à rien", bougonne un cadre macroniste (Ensemble pour la République).
"Aujourd'hui, je ne vois pas quel texte structurant on peut mettre sur la table", abonde un député LR, qui ne voit à l'horizon ni "grande réforme des services publics", ni "grand texte sur l'immigration". Et qui craint à l'inverse que le fait d'avoir rouvert le débat sur les retraites ne soit un "piège à retardement".