Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Une aventure unique": une version de "L'Âge mûr", célèbre sculpture en bronze de Camille Claudel retrouvée par hasard dans un appartement parisien inhabité, a affolé les enchères et été adjugée 3,1 millions d'euros dimanche à Orléans.
Taille du texte:
Le bronze, qui avait été estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros, devient le deuxième meilleur résultat pour une œuvre de Camille Claudel (1864-1943), après la vente en 2013 d'une première version de "La Valse", adjugée 5,2 millions d'euros chez Sotheby's, à Londres.
Découvert caché sous un drap lors d'un inventaire réalisé dans un appartement inhabité depuis plus de 15 ans, situé au pied de la Tour Eiffel, ce bronze, l'une des œuvres les plus célèbres de la sculptrice, était tombé dans l'oubli.
Après une quinzaine de minutes d'enchères à la tension palpable, et durant laquelle cinq enchérisseurs ont rivalisé au téléphone, le dernier coup de marteau a été tapé à 3,1 millions d'euros (3.663.000 euros avec les frais), par le commissaire-priseur Matthieu Semont, qui avait découvert l'œuvre.
L'identité de l'acheteur n'a pas été immédiatement révélée.
"On n'a pas à rougir de cette vente, qui en fait le deuxième record pour une œuvre de Claudel et je suis soulagé que tout se soit bien passé", a-t-il réagi à l'issue de la vente.
Le commissaire-priseur, qui l'avait découverte le 17 septembre, a expliqué à l'AFP avoir "été saisi d'émotion" lorsqu'il a "reconnu" ce bronze.
- "Notre histoire à tous" -
"C'est plus une rencontre qu'une découverte, c'est magique, j'en ai pleuré. Ce bronze, dont on avait perdu la trace depuis plus d'un siècle, est d'une qualité stupéfiante", a-t-il ajouté.
Il a raconté être venu "dans le cadre d'un inventaire successoral comme j'en fais tous les jours, avec un notaire, dans un appartement plongé dans le noir, fermé depuis une quinzaine d'années, avec beaucoup de poussière". Il a alors "soulevé le linge qui recouvrait la sculpture" et "tout de suite reconnu une partie de la sculpture, l'implorante (une jeune femme à genoux suppliant, ndlr)".
Depuis cette incroyable trouvaille, l'histoire de l'œuvre a fait le tour du monde. Les jours précédant la vente, des historiens, des conservateurs, des collectionneurs du monde entier, mais aussi des anonymes, sont venus admirer l'œuvre alors exposée, par simple curiosité ou réel désir d'achat.
La sculpture représente un cycle de vie, incarné par trois personnages dont une jeune femme agenouillée, symbolisant la passion déchirante entre la sculptrice et Auguste Rodin, selon plusieurs historiens de l'art.
"C'est un objet d'œuvre magistral, c'est notre histoire à tous. C'est une des plus belles pages de l'histoire de l'art", a déclaré Alexandre Lacroix, expert en sculptures, lors de la vente.
Commande avortée de l'Etat à Camille Claudel, l'œuvre, datée entre 1892 et 1898, évoque aussi sa descente aux enfers après sa rupture avec le sculpteur "qui n'a jamais cessé de l'aimer et a pleuré en découvrant l'implorante chez le fondeur Eugène Blot".
Également intitulée "La Destinée", "Le Chemin de la vie" ou "La Fatalité", cette œuvre majeure n'existe que dans quelques exemplaires, dont deux exposés aux musées d'Orsay et Rodin à Paris et un autre au musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine (Aube).
D'une dimension de 61,5 x 85 x 37,5 centimètres, elle est signée "C. Claudel" et porte le cachet du fondeur et ami indéfectible de la sculptrice, "Eugène Blot Paris", ainsi que le numéro 1 aux pieds de l'implorante.
La vente a confirmé l'importante côte de l'artiste sur le marché de l'art. En novembre 2017, 17 de ses œuvres avaient atteint un résultat triple par rapport à l'estimation, avec 12 préemptions et 1,187 million d'euros pour un autre bronze célèbre, "L'Abandon" (1886), le double de son estimation basse.