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"Tolérance zéro", "transparence totale", "culture du signalement"... Le nouveau maire de Paris a dévoilé vendredi un vaste plan pour mettre fin aux violences sexuelles dans le périscolaire, en espérant rétablir la confiance des familles ébranlées depuis des mois par ce scandale.
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Emmanuel Grégoire entend consacrer au moins une vingtaine de millions d'euros à ce dossier, "priorité absolue" de son début de mandat, alors que la multiplication des affaires de violences sexuelles a révélé de nombreux dysfonctionnements.
"Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro, pour que ces violences cessent et ne se reproduisent pas", a exposé devant la presse l'ex-premier adjoint à l'Hôtel de ville, faisant part de ses "regrets" aux familles d'enfants victimes.
De premières "mesures d'urgence" visent à "garantir une transparence totale" aux familles. A commencer par la mise en place d'une "commission indépendante" pour établir un état des lieux "complet" et rendre des préconisations.
"C'est l'enquête administrative qu'on réclamait de longue date. Le maire commence à comprendre le fond du dossier et sortir du déni dans lequel étaient Anne Hidalgo et (son ancien premier adjoint) Patrick Bloche", a réagi auprès de l'AFP Inès de Raguenel, conseillère du groupe d'opposition de Rachida Dati.
- Cellule d'écoute -
L'édile socialiste s'engage à ce que "l'intégralité des conclusions des enquêtes administratives soient restituées aux familles concernées". Avec une "meilleure coordination" entre la ville, le parquet, la police et l'éducation nationale.
S'il y a eu un signalement dans une école, "tous les parents" en seront informés, et pas uniquement les familles concernées, a détaillé Anne-Claire Boux, adjointe aux affaires scolaires qui a présenté "ses excuses".
"Nous croyons à la parole des enfants, notre priorité c'est la culture du signalement, c'est pourquoi nous mettons en place une cellule d'écoute", a développé l'élue écologiste.
Les chiffres seront communiqués chaque trimestre, alors que les familles peinaient jusqu'ici à les obtenir. Depuis début 2026, 78 animateurs dans les écoles depuis début 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, plus du double qu'en 2025.
La suspension sera "automatique et immédiate dès lors qu'il y a un signalement", a martelé M. Grégoire, en soulevant "la question hautement sensible de la présomption d'innocence".
"Si un agent est suspendu et finalement innocenté, qu'est-ce qu'on en fait après ? La réponse dépendra de la gravité des faits, mais la protection de l'enfant restera toujours privilégiée", a-t-il prévenu.
Dans les deux mois qui viennent, la formation sur la prévention des violences faites aux mineurs sera "généralisée" aux 14.000 animateurs de la ville, avant l'ouverture en septembre 2026 d'une "école du périscolaire" dispensant deux jours de formation initiale obligatoires, tous statuts confondus.
- "Prise de conscience" -
Ses premières annonces ont été plutôt bien accueillies par les associations de parents d'élèves et collectifs que le maire avait reçus lundi, au lendemain de son intronisation. "Il y a un signal fort de prise de conscience", a estimé Martin Raffet, président de la FCPE Paris.
Anne, co-fondatrice du collectif SOS Périscolaire, a salué "l'ampleur" du plan et la reprise de certaines de ses propositions comme la "culture du signalement" qui "permettra de pas multiplier le nombre de victimes", comme dans les écoles du XIe arrondissement, ou l'école maternelle Saint-Dominique (VIIe), où il y a eu une concentration de cas.
"Le caractère systémique du problème est enfin reconnu. Certaines mesures vont dans le bon sens, mais ça n'est pas encore une refonte du système", a nuancé Barka Zerouali, co-fondatrice de #MeTooEcole, à l'initiative d'une pétition qui a recueilli plus de 22.300 signatures.
Le Supap-FSU déplore lui qu'il n'y ait "aucune mesure concrète pour l'amélioration de l'accueil des enfants, des conditions de travail et des rémunération de personnel". Le Supap-FSU, qui a lancé plusieurs mots d'ordre de grève ces derniers mois, réclame la création de "centaines de postes de titulaires" dans ce secteur très précarisé.
Au-delà des mesures d'urgence, Emmanuel Grégoire organisera une "convention citoyenne sur le périscolaire et les temps de l'enfant" qui se réunira "dès avril pour réfléchir à l'organisation de la semaine et de la journée d'école.
"Je n'aurai aucun tabou" sur la semaine de 4,5 jours d'école en vigueur à Paris depuis 2013, fait savoir le maire dans un entretien au Monde, jugeant que "le morcellement des temps a montré ses limites". Il tranchera la question quand la convention aura rendu ses conclusions, à la mi-juin.
"Le scandale est arrivé à un tel stade qu'il y a eu beaucoup de démissions. La ville va devoir donc devoir recruter en masse, or le seul moyen de réduire drastiquement le nombre de recrutements est de repasser à la semaine de 4 jours", selon Inès de Raguenel.