Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Dix jours après la levée des blocages, Gabriel Attal retrouve mardi à Matignon les représentants de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), qui maintiennent la pression sur l'exécutif à moins de deux semaines du Salon de l'agriculture.
Taille du texte:
Le Premier ministre recevra les dirigeants syndicaux mardi à 16h30, selon Matignon, en compagnie du ministre de l'Agriculture Marc Fesneau et de la nouvelle ministre déléguée, Agnès Pannier-Runacher.
De son côté, Emmanuel Macron recevra la Coordination rurale et la Confédération paysanne mercredi, avant la FNSEA et les Jeunes agriculteurs "la semaines prochaine". Comme avant chaque Salon de l'agriculture, a précisé l'Elysée.
Mais le contexte est bien particulier cette année.
La base reste éruptive, à l'image du coup d'éclat des producteurs de lait indépendants mardi matin sur l'esplanade des Invalides avec une poignée de tracteurs, leur chef de file Adrien Lefevre promettant "d'autres moments forts de mobilisation". Dans le même temps, une cinquantaine d'éleveurs se sont rassemblés devant Bercy, avec un mouton et deux brebis, pour se plaindre d'être "les grands oubliés de l'exception agricole".
Preuves s'il en fallait que les agriculteurs sont "prêts à repartir à l'action", comme l'a souligné Arnaud Rousseau sur TF1. Le patron de la puissante FNSEA a mis en garde le gouvernement contre des réponses qui ne seraient "pas au niveau des attentes, qui sont très fortes". A dix jours du Salon, qui s'ouvrira le 24 février porte de Versailles, il a prévenu que la qualité de l'accueil du président de la République en dépendrait.
Menace qui n'a pas échappé à l'opposition: Emmanuel Macron "a peur de faire un mauvais salon, il reçoit (les agriculteurs, ndlr) à toute vitesse", a dénoncé le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, sur BFMTV et RMC, accusant l'exécutif d'avoir "menti" pour calmer la colère.
Gabriel Attal a assuré dimanche que le dossier agricole figure parmi les "urgences" qu'il entend régler au printemps, avant "un été de progrès sociaux" et "un automne de travail".
"Tous les ministères sont au travail", a affirmé mardi le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu sur franceinfo. "Certains sujets remontent à 10, 20 ou 30 ans. Je comprends une impatience qui exprime la souffrance des agriculteurs (...) Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation".
- Texte fin février ? -
Outre les rendez-vous de Matignon, les deux ministres chargés de l'Agriculture "verront dans la semaine chacune des organisations syndicales", notamment pour évoquer un projet de loi visant à favoriser la transmission d'exploitations et l'installation de nouveaux agriculteurs, a-t-on précisé lundi au cabinet de Marc Fesneau.
Ce texte, reporté pour être enrichi selon le gouvernement, devrait être présenté en Conseil des ministres "à la fin du mois de février" pour un vote "d'ici" juin, a-t-on ajouté.
Au ministère de l'Agriculture, on assure que les annonces de Gabriel Attal — avec des mesures d'urgence chiffrées à 400 millions d'euros — ont commencé à être déclinées concrètement, évoquant par exemple l'ouverture depuis le 5 février des dispositifs d'indemnisation pour les éleveurs.
Sur le plan local, des réunions "ont eu lieu dans toutes les préfectures de département" pour "regarder les arrêtés locaux" et "faire remonter les propositions de simplification" administrative.
Parmi les sujets sensibles, tant pour les agriculteurs que les défenseurs de l'environnement, figure aussi le suivi des usages de pesticides, remis sur la table lundi.
Huit ONG environnementales ont annoncé avoir quitté une réunion du Comité d'orientation stratégique et de suivi (Cos) du plan Ecophyto, qui s'est tenue au ministère de l'Agriculture, avec le gouvernement, des élus et des représentants des agriculteurs et de l'industrie.
Ce plan, qui vise une réduction de moitié de l'utilisation des pesticides d'ici 2030 (par rapport à 2015-2017), a été suspendu par Gabriel Attal "le temps de mettre en place un nouvel indicateur". Une décision qui a satisfait les syndicats agricoles majoritaires et consterné les associations environnementales.
Autre question délicate, les jachères. La Commission européenne a adopté mardi pour 2024 une exemption partielle aux obligations de jachères prévues par la Politique agricole commune (PAC), une revendication-clé des récentes manifestations agricoles en Europe.
M. Fesneau s'est aussitôt "réjoui" de cette décision, que Paris "mettra en oeuvre", démontrant ainsi que "les engagements pris envers les agriculteurs français ont été tenus".