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Le chef de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a accusé Israël d'un "massacre massif de Palestiniens" et a appelé à une enquête internationale après une tragique distribution d'aide humanitaire lors de laquelle des tirs israéliens et une bousculade ont fait plus d'une centaine de morts.
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"Le président de la Commission de l'Union africaine, S.E. Moussa Faki Mahamat, condamne fermement l'attaque des forces israéliennes, qui a tué et blessé plus de 100 Palestiniens en quête d'une aide humanitaire vitale", a déclaré l'UA dans un communiqué publié samedi sur X.
Il "appelle à une enquête internationale sur l'incident afin que les auteurs répondent de leurs actes", indique le communiqué, appelant à "un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel".
Jeudi, des témoins ont affirmé que des soldats israéliens avaient tiré sur une foule affamée qui se précipitait vers des camions d'aide humanitaire dans la ville de Gaza, dans le nord. Le bilan est de 115 morts et environ 760 blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas.
L'armée israélienne a déclaré qu'une "bousculade" s'était produite lorsque des milliers de Gazaouis ont encerclé le convoi de 38 camions humanitaires, entraînant des dizaines de morts et de blessés, dont certains ont été écrasés.
Un responsable de l'armée israélienne a confirmé des "tirs limités" de soldats qui se sentaient "menacés" et évoqué "une bousculade durant laquelle des dizaines d'habitants ont été tués et blessés, certains renversés par les camions d'aide".
De son côté, le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a évoqué un "massacre".
Principal allié d'Israël, Washington a exigé des "réponses" du gouvernement de Benjamin Netanyahu après la tragédie et plaidé pour "un accord sur un cessez-le-feu temporaire".
Le président américain Joe Biden a annoncé vendredi que les Etats-Unis allaient participer "dans les prochains jours" à des largages d'aide humanitaire sur la bande de Gaza.
L'Union européenne a également appelé à une enquête et à un cessez-le-feu humanitaire tandis que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a demandé "une enquête indépendante efficace".
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sanglante menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a causé la mort d'au moins 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.
Environ 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza durant l'attaque. Selon Israël, 130 otages y sont encore retenus, dont 31 seraient morts, après la libération de 105 otages et de 240 Palestiniens détenus par Israël, lors d'une trêve fin novembre.
Les bombardements et les opérations militaires israéliennes ont fait jusqu'à présent 30.228 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas.