Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Jordan Bardella a lancé dimanche après-midi à Marseille devant 5.000 personnes sa campagne des élections européennes du 9 juin avec un meeting géant pour donner corps à une dynamique jusqu'ici prometteuse dans les sondages.
Taille du texte:
Aux abords du stade Vélodrome, la tête de liste du Rassemblement national doit prendre la parole en conclusion de la grand-messe. C'est une première, alors que le privilège était jusqu'alors réservé à Marine Le Pen.
Cette dernière a ouvert le meeting peu après 15h00 après une longue déambulation avec le candidat dans les travées de la salle, sous une musique assourdissante et une nuée de drapeaux bleu-blanc-rouge.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle s'est immédiatement attaquée à Emmanuel Macron, cible N.1 de la campagne du Rassemblement national.
Elle a notamment fustigé le "cynisme" et les "postures guerrières" d'un président "en état de siège", face auquel le RN proposera une "transition réfléchie et résolue, nationale et populaire". Elle a par ailleurs confirmé sa présence sur la liste du RN, à la dernière place, une candidature "symbolique".
Le meeting doit concrétiser la "Bardella-mania" théorisée par les stratèges du RN, selon eux déjà vérifiée par les 28% à 30% de suffrages promis par les sondages, autant que sa popularité, mesurée au nombre de selfies réclamés lors de ses déplacements.
Le rendez-vous phocéen inaugure une série d'une dizaine de réunions publiques programmées au cours des trois prochains mois, dont l'une à Paris le 1er mai.
- Axes de campagne -
C'était déjà une référence aux années 80 que le parti d'extrême droite employait jusqu'alors, "Vivement le 9 juin", pastiche d'un slogan du RPR de Jacques Chirac.
Sur le fond, le raout marseillais doit tracer les axes de la campagne.
Jeudi, lors d'une conférence de presse à Paris, Jordan Bardella a dévoilé une "stratégie tricolore" inspirée des feux de circulation, faisant le tri entre les coopérations communautaires qu'il "approuve" (en vert, par exemple Erasmus), celles pour lesquelles il réclame de "nouvelles conditions" (orange, comme pour Schengen) et des "lignes rouges", notamment l'immigration.
Une sortie de l'Union déguisée, telle que l'accuse la Macronie ? "Pas de +Frexit+, ni public, ni caché" jure-t-il, en se disant ne pas être "contre l'Europe" mais "contre l'Union européenne", renvoyée à un simple "modèle d'organisation politique comme il pourrait en exister plusieurs".
L'un de ses concurrents, Raphaël Glucksmann, qui porte la liste socialiste, lui a déjà répondu dimanche sur France 3 en qualifiant les lepénistes de "patriotes de pacotille (...) au service de Vladimir Poutine".
Une contre-manifestation a réuni en parallèle 600 personnes à Marseille, venus "marquer leur opposition" au RN. "La période n'est pas réjouissante pour les luttes de gauche" mais c'est important "de faire front face au RN", y a estimé Louise, 25 ans, salariée dans le bâtiment, qui a refusé d'indiquer son nom de famille.
- Objectif Le Pen 2027 -
Lors de son discours, Jordan Bardella devrait se concentrer sur ses thèmes de prédilection, en premier lieu l'immigration, "le plus grand péril qui se pose aux pays d'Europe", a-t-il estimé dans un entretien paru dans la matinée dans La Provence.
Le "grand remplacement"? "C'est une réalité, même si je n'utilise pas ce terme car je ne le trouve pas clair. Des millions de Français ne reconnaissent plus leur pays".
Avec ces marqueurs, les lepénistes veulent faire du scrutin "une élection de mi-mandat", ou "la seule occasion pour sanctionner la politique d'Emmanuel Macron", comme l'a martelé Jordan Bardella samedi lors d'un déplacement dans le Gard.
Objectif: faire du 9 juin le marche-pied d'une quatrième candidature de Marine Le Pen à l'Elysée en 2027.
Ultra-favori dans les sondages avec environ dix points de plus que la liste Renaissance-MoDem-Horizons, Jordan Bardella a un double objectif: arriver en tête et faire au moins aussi bien qu'aux dernières Européennes, 23,34%.
Principale inconnue de la campagne: la remontée, ou non, du camp macroniste, englué depuis plusieurs semaines sous la barre des 20% d'intentions de vote.
La macronie et sa candidate Valérie Hayer entendent répondre au meeting de Jordan Bardella dès samedi prochain, à Lille. Avec, pour la soutenir, le Premier ministre Gabriel Attal et son gouvernement au complet.