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Des milliers de personnes marchent samedi à Londres pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza, après un peu plus de cinq mois d'une guerre dévastatrice entre Israël et le mouvement islamiste Hamas dans le territoire palestinien.
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Dans le cortège et sous une marée de drapeaux palestiniens, certains chantent le slogan "Free, free Palestine" et réclament un cessez-le-feu "maintenant", dénonçant les plus de 30.000 morts causés par les frappes israéliennes, selon les autorités du mouvement islamiste.
Certains brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire "Stop à la guerre à Gaza", ou "Stop au génocide", mais aussi "du fleuve (Jourdain) jusqu'à la mer (Méditerranée)", slogan controversé associé par certains à la destruction d'Israël.
La police, accusée par certains responsables politiques de l'aile droite du parti conservateur au pouvoir de se montrer conciliante avec les manifestants, avait prévenu qu'elle ferait son travail "sans peur ou parti pris" et resterait "indépendante, impartiale" tout en défendant "le droit démocratique" à manifester.
"Nous opérons clairement dans un contexte où nous comprenons que nos communautés juives et musulmanes continuent d’être très préoccupées par les crimes haineux antisémites et antimusulmans et par leur propre sentiment de sécurité à Londres", avait affirmé la commande Karen Findlay, dans un communiqué.
La semaine dernière, le Premier ministre Rishi Sunak avait appelé la police à se montrer ferme contre les "intimidations, menaces et actes planifiés de violence" et l'avait assurée du "soutien" du gouvernement.
Des dizaines de personnes ont été arrêtées pour des chants et banderoles antisémites ou pour avoir invité à soutenir une organisation terroriste, lors des précédentes manifestations organisées depuis le début du conflit.
"Ces manifestations sont devenues des marches de haine anti-Israël et nous pensons que cela suffit", a dénoncé Itai Galmudy, organisateur d'une contre-manifestation samedi à Londres, cité par l'agence PA.
Le Royaume-Uni connait une forte hausse des actes antisémites et islamophobes depuis le début du conflit à Gaza, déclenché par Israël en représailles à l'attaque meurtrière du Hamas dans le sud de son territoire le 7 octobre qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, dans le sud d'Israël, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.