Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est attendu mercredi au Moyen-Orient pour tenter d'arracher une trêve de plusieurs semaines dans les combats à Gaza, où la famine guette la population palestinienne après plus de cinq mois de guerre entre Israël et le Hamas.
Taille du texte:
Les pourparlers se sont intensifiés ces derniers jours, avec notamment la visite du chef du Mossad, les services de renseignement extérieurs israéliens, au Qatar, pays médiateur avec les Etats-Unis et l'Egypte, et après un infléchissement de la position du Hamas qui a ouvert la porte à une pause de quelques semaines dans les affrontements après avoir exigé sans succès un cessez-le-feu définitif.
Mais le chef du mouvement islamiste palestinien, Ismaïl Haniyeh, a accusé mardi Israël de "saboter" ces négociations en menant depuis la veille une opération d'envergure contre l'hôpital al-Chifa de la ville de Gaza. L'armée a déclaré mardi avoir tué "des dizaines" de combattants du Hamas et du Jihad islamique dans ce complexe hospitalier et à ses abords, et avoir arrêté "plus de 300 suspects".
Les ONG et les agences de l'ONU ne cessent de tirer la sonnette d'alarme sur le risque imminent de famine dans le territoire palestinien, en particulier dans le nord, difficilement accessible et où vivent actuellement plus de 300.000 personnes.
Le chef de la diplomatie américaine a dit qu'il abordera les "efforts déployés pour parvenir à un accord de cessez-le-feu immédiat garantissant la libération de tous les otages restants", ainsi que l'intensification des efforts internationaux visant à accroître l'aide humanitaire à Gaza et la coordination de l'après-conflit à Gaza".
- Rafah et Canada -
Si Antony Blinken se rend au Moyen-Orient, au retour d'une visite en Asie, une délégation militaire israélienne est, elle, attendue dans les prochains jours à Washington pour discuter "des façons de cibler le Hamas sans mener une vaste offensive terrestre à Rafah", a déclaré plus tôt cette semaine le président Joe Biden.
Outre les risques de famine, la communauté internationale s'inquiète des conséquences d'une opération israélienne à Rafah, dernier grand bastion du Hamas et ville à la pointe sud de Gaza où s'entassent environ 1,5 million de Palestiniens, en majorité déplacés par la guerre.
Les Etats-Unis pressent dans le même temps leur allié israélien d'éviter un assaut généralisé à Rafah qui risquerait selon la Maison Blanche de faire encore plus de victimes civiles, "aggraverait la situation humanitaire déjà grave, renforcerait l'anarchie à Gaza et isolerait encore plus Israël" sur la scène internationale.
Le Canada va cesser d'envoyer des armes vers Israël, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale canadienne. La cheffe de la diplomatie canadienne Mélanie Joly, qui s'est rendue au Moyen-Orient la semaine dernière, a souligné qu'Ottawa n'avait approuvé "aucun permis" d'exportation de matériel militaire pour Israël depuis le 8 janvier dernier.
Le chef de la diplomatie israélienne Israël Katz a qualifié de "malheureuse" cette décision du Canada qui "sape le droit d'Israël de se défendre". L'histoire jugera durement cette décision du gouvernement canadien", a-t-il asséné dans un bref communiqué.
La guerre a éclaté le 7 octobre lorsque des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles israéliennes.
Selon Israël, environ 250 personnes ont été enlevées et 130 d'entre elles sont toujours otages à Gaza, dont 33 seraient mortes.
En représailles, Israël a promis d'anéantir le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et qu'il considère comme une organisation terroriste, de même que les Etats-Unis et l'Union européenne. Son armée a lancé une offensive qui a fait jusqu'à présent 31.819 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.
- "Absence de volonté politique" -
Selon les agences de l'ONU, plus de 1,1 million de personnes à Gaza, soit environ la moitié de la population, vivent dans une situation alimentaire "catastrophique", proche de la famine.
"En fait, toute la population de Gaza dépend aujourd'hui de l'aide alimentaire, mais plus de la moitié de la population vit aujourd'hui dans ce que l'on appelle un +niveau de faim critique+", a déclaré mardi Philippe Lazzarini, le commissaire général de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestinien (Unrwa) lors d'une conférence de presse à Jérusalem.
Le "principal obstacle" à l'entrée de l'aide à Gaza "est l'absence de volonté politique", a-t-il ajouté, disant qu'avant la guerre entre "500 à 700 camions par jour" entraient à Gaza, mais que "aujourd'hui, nous en sommes à 100 camions, ou 150, selon les jours".
Depuis la guerre, Israël a imposé un siège complet à la bande de Gaza et inspecte toute l'aide, ce qui a pour effet de réduire le nombre de camions entrant dans le territoire par les deux seuls points de contrôle.
Face à l'urgence humanitaire, plusieurs pays organisent des parachutages et ont ouvert un couloir maritime depuis Chypre, mais tous soulignent que ces voies d'approvisionnement ne peuvent se substituer aux routes terrestres.
Un deuxième bateau chargé d'aide humanitaire doit quitter Chypre dans les prochains jours, après l'arrivée le 15 mars à Gaza d'un premier bateau de l'ONG espagnole Open Arms, chargé de 200 tonnes de vivres fournis par l'ONG américaine World Central Kitchen. Et ces vivres, parmi lesquels du riz et de la farine, ont commencé mardi à être distribués dans le nord de Gaza par le Programme alimentaire mondial de l'ONU.