Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Par dizaines de milliers, des Argentins ont manifesté dimanche, jour du souvenir des victimes de la dictature (1976-83), pour dire "plus que jamais, jamais plus", avec des messages visant le gouvernement Milei, qui conteste lecture et bilan de cette époque.
Taille du texte:
Le centre de Buenos Aires était totalement paralysé, plusieurs avenues menant à l'emblématique Place de Mai noires de marées humaines, dans l'un des rassemblements les plus suivis des dernières années pour un 24 mars, traditionnel "Jour de la mémoire", ont constaté des journalistes de l'AFP.
"Vraiment 30.000 !", "Tout est stocké dans la Mémoire !" "Oui à la mémoire, non à la peur !", "Oui aux droits, non à la droite", exprimaient quelques-unes des banderoles et pancartes, au côté des portraits de disparus brandis à bout de bras, dans les impressionnants cortèges à partir de la mi-journée à Buenos Aires. D'autres marches étaient prévus dans plusieurs villes de province.
Pour marquer ce "Jour de la mémoire", le gouvernement a pour sa part diffusé une vidéo de 12 minutes, dans lequel il pose "sa version" du bilan de la dictature, fait parler des victimes de guérillas de gauche, et une nouvelle fois conteste le bilan des 30.000 en fustigeant un "un négoce des disparus" pour financer les ONG de droits humains dans les années post-dictature.
- "Défendre la mémoire" -
"Aujourd'hui plus que jamais, il faut défendre la mémoire et descendre dans la rue dans le contexte de violence qu'exerce ce gouvernement", lançait à l'AFP Maria Gianni, manifestante de 31 ans. "Il faut accompagner ces Mères et Grands-Mères (de disparus) qui luttèrent en leur temps".
Ces Mères, et les survivantes des Grands-Mères, sont chaque année les vedettes du 24 mars, à l'instar d'Estela de Carlotto (93 ans), fondatrice des Grands-Mères, mère d'une disparue, et qui en 2014 retrouva son petit-fils, un des "bébés volés" sous la dictature.
"Nous ne sommes ennemis de personne", a lancé Estela de Carlotto dimanche. "Mais face à un gouvernement qui nous offense (...), le peuple est plus clair que jamais", a-t-elle ajouté se disant "très émue" par l'ampleur de la mobilisation.
Au rassemblement du 24 mars, occasion traditionnellement familiale, apolitique -quoique très suivie à gauche- s'étaient associées pour la première fois cette année de grandes centrales syndicales, avec des messages politiques contre "la misère planifiée" dans un contexte d'austérité depuis trois mois par le gouvernement ultralibéral de Javier Milei.