Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Le bouleversement provoqué par la guerre en Ukraine et le réarmement mondial imposent un effort "durable" de l'industrie de défense pour produire davantage et plus rapidement, a prévenu jeudi Emmanuel Macron en posant la première pierre d'une usine de poudre pour obus à Bergerac (Dordogne).
Taille du texte:
"Nous sommes partis durablement pour nous installer dans un changement géopolitique, géostratégique où les industries de défense vont avoir un rôle croissant", a estimé le chef de l'État en présence d'industriels de la défense, qu'il exhorte à accélérer pour passer à une "économie de guerre" afin de continuer à soutenir activement l'Ukraine face à la Russie.
Selon lui, "l'effort" à fournir, est "urgent, il faut aller vite, fort, massifier, mais il est aussi durable".
La première pierre posée par le chef de l'État sur le site d'Eurenco, leader européen des poudres et explosifs, doit se concrétiser par l'ouverture début 2025 d'une nouvelle usine de poudre indispensable à la propulsion d'obus, capable de produire 1.200 tonnes de poudre par an.
Le site de Bergerac qui en produisait depuis 1915 avait été démantelé en 2007, faute de commandes suffisantes. La demande avait commencé à augmenter avant le déclenchement de la guerre en Ukraine mais le conflit a été un "accélérateur de croissance" pour le groupe, selon son PDG Thierry Francou.
Les commandes d'Eurenco s'étalent dorénavant jusqu'en 2030 et ont représenté 1,2 milliard d'euros sur les six derniers mois.
Pour Emmanuel Macron, "la relocalisation des poudres, qui avait été en effet abandonnée, montre qu'il n'y a pas de fatalité industrielle".
La production de corps de bombes de 250 kilos a également été relocalisée en France, selon l'Élysée.
"Nous sommes entrés en production pour deux contrats exports portant sur quelques centaines de bombes", a expliqué à l'AFP le PDG d'Aresia Bruno Berthet. Si la création de cette nouvelle chaîne s'est faite en autofinancement, l'entreprise a bénéficié du soutien du ministère des Armées pour accélérer la qualification de ces corps de bombes, qui ne lui a pas été facturée, selon lui.
- "Engourdissement" -
Accompagné à Bergerac des ministres de l'Économie Bruno Le Maire et des Armées Sébastien Lecornu, le chef de l'État devait ensuite rencontrer des dirigeants de l'industrie française de l'armement sur le thème du réarmement.
Parmi eux, les patrons de MBDA Éric Béranger, de Thales Patrice Caine, de KNDS France (ex-Nexter) Nicolas Chamussy, ou encore de Bruno Durand, président d'Aubert et Duval, fabricant d'acier spéciaux utilisés tant pour les sous-marins, que pour les avions ou les canons Caesar.
Lors de ses vœux aux Armées en janvier à Cherbourg (Manche), le chef de l'État avait fustigé une "forme d'engourdissement satisfait" de l'industrie de défense avant l'invasion de l'Ukraine.
"On ne peut laisser la Russie penser qu'elle peut gagner (...). Une victoire russe, c'est la fin de la sécurité européenne", avait-il martelé.
Depuis l'annonce d'Emmanuel Macron d'un passage en économie de guerre en juin 2022, l'industrie cherche à monter en cadence pour répondre aux commandes.
La France a ainsi passé commande pour 20 milliards d'euros d'équipements militaires en 2023, un tiers de plus que les années précédentes, et les commandes export s'accumulent.
Paris attend notamment la livraison de 1.500 missiles antichar MMP, de 55.000 obus et pour les missiles anti-aériens, de 300 Mistral, 500 Mica-NG et 220 Aster.
Pour y répondre, les industriels s'efforcent d'accélérer. KNDS France a vu sa production de canons Caesar tripler (et réduite de 30 à 15 mois) tandis que MBDA doit augmenter de 50% sa cadence de missiles Aster d'ici 2026, un rythme insuffisant selon le ministre des Armées.
En février, le chancelier allemand Olaf Scholz a aussi appelé à une production d'armements "à grande échelle" en Europe pour alimenter l'Ukraine en donnant le premier coup de pioche d'une usine d'obus de Rheinmetall.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti dimanche que son pays perdrait la guerre s'il ne recevait pas plus d'aide, au moment où la Russie accroît sa pression dans l'est du pays.
Une aide américaine de 60 milliards de dollars promise par le président Joe Biden reste bloquée au Congrès depuis des mois.