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La campagne a pris fin mercredi au Mexique, avec les derniers meetings de la favorite à l'élection présidentielle du 2 juin Claudia Sheinbaum et de sa rivale Xochitl Galvez, et un nouvel assassinat d'un candidat à une élection locale.
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"Ce 2 juin nous allons entrer dans l'histoire", a lancé mercredi la candidate de la gauche au pouvoir Claudia Sheinbaum, devant des dizaines de milliers de personnes à Mexico.
L'ex-maire de Mexico (2018-2023), 61 ans, est la favorite pour devenir dimanche la première femme présidente de l'histoire du Mexique, devant sa principale rivale, l'ex-sénatrice de centre-droit Xochitl Galvez.
"Nous allons continuer la transformation et pour la première fois en 200 ans, nous autres les femmes nous accèderons à la plus haute distinction que peut nous donner notre peuple, la présidence du Mexique", a-t-elle ajouté sur l'immense place du Zocalo.
Austérité, augmentation du salaire minimum supérieure à l'inflation, traiter les causes de la violence et "zéro impunité" : la candidate du Mouvement pour la régénération nationale (Morena) a aussi décliné son programme en une vingtaine de points sous les fenêtres du palais national, le siège de la présidence.
"Nous avons déjà gagné ! Les autres gouvernements ont laissé un désastre en ce qui concerne la sécurité, et avec ce gouvernement, que cela plaise ou non, le pays a avancé", s'est enthousiasmé Donovan Juarez, un commerçant de 20 ans.
"AMLO (les initiales et le surnom du président sortant, ndlr) a augmenté le salaire minimum, il a donné des aides aux personnes âgées, aux personnes handicapées. C'est celui qui a le plus aidé le peuple, et c'est pour ça qu'il a mon vote", a déclaré à l'AFP Kenneth Hernandez, 21 ans, apprenti en maintenance dans un centre commercial.
"Grâce à AMLO, j'ai un emploi", ajoute le jeune homme, convaincu que Claudia Sheinbaum va poursuivre la "quatrième transformation" du Mexique après l'indépendance de 1821, les Réformes de 1857, et la Révolution (1910-17). C'est en tous cas dans cette perspective historique que le président sortant a inscrit sa politique.
- Campagne endeuillée -
La candidate de l'opposition, l'ex-sénatrice de centre-droit Xochitl Galvez, a critiqué le bilan sécuritaire du gouvernement sortant, parlant de "186.000 personnes assassinées et 50.000 personnes disparues" depuis 2018.
"C'en est fini, vous aurez la présidente la plus courageuse, la présidente qui affronte pour de bon la délinquance", a-t-elle promis.
A l'issue de sa réunion publique, la candidate, également âgée de 61 ans, prévoit d'arriver juste avant minuit dans sa bourgade natale de Tepatepec, à 100 km au nord de Mexico, pour une rencontre citoyenne.
A quelques heures de la clôture, la campagne a de nouveau été endeuillée par l'assassinat d'un candidat à une élection locale dans l'Etat du Guerrero (sud), terre de rivalité entre plusieurs cartels ou gangs, a indiqué la gouverneure.
Le candidat à la mairie du village de Coyuca de Benítez, Alfredo Cabrera, circulait parmi ses partisans quand un individu lui a tiré dans le dos à plusieurs reprises, d'après une vidéo publiée par des médias locaux comme le portail d'information Quadratin Guerrero.
Mardi matin, le gouvernement rapportait 22 candidats assassinés mardi matin. Deux autres candidats ont été tués depuis, mardi dans l'Etat du Morelos et mercredi donc dans le Guerrero.
Le Mexique organise dimanche les plus grandes élections de son histoire avec, outre la présidentielle, le renouvellement du Parlement et du Sénat, l'élection de neuf gouverneurs sur les 32 Etats, et une myriade de scrutins locaux.
Au total, 99 millions d'électeurs sont inscrits et 20.000 postes sont à pourvoir lors de ce vote à un tour.
Le gouvernement a annoncé le déploiement de 27.000 militaires et membres de la Garde nationale pour assurer la sécurité des bureaux de vote dimanche.
Fidèle du président sortant Andres Manuel Lopez Obrador, Mme Sheinbaum l'emporterait dimanche avec 53% des voix, contre 36% pour Mme Galvez, selon les dernières prévisions du cabinet-conseil Oraculus.
Le candidat du Mouvement citoyen, Jorge Alvarez Maynez, 38 ans, a progressé mais reste loin derrière (12%).
Sa campagne a été endeuillée par l'effondrement d'un écran géant sous l'effet d'une rafale de vent qui a tué neuf personnes la semaine dernière lors d'une réunion publique en sa présence à Monterrey (nord).