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"Rien n'est joué", a assuré Valérie Hayer, la tête de liste de la majorité présidentielle, en meeting à Aubervilliers avec Gabriel Attal, alors que la campagne pour les européennes, de LFI à Toulouse à Raphaël Glucksmann à Marseille, est entrée samedi dans sa dernière ligne droite.
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"Allons-nous, enfin, nous réveiller ? Nous rendre compte de ce que ça veut dire, pour la France, d’avoir une extrême droite à 40% ? 40% ?", a insisté Valérie Hayer.
Ce nouveau slogan -"rien n'est joué"- barrait les écrans installés dans cette salle des Docks où Gabriel Attal a une énième fois appelé au "sursaut", demandant aux Français s'ils voulaient vraiment "qu'en 45 ans, entre 1979 et 2024, le visage de la France passe de celui de Simone Veil à celui de Marine Le Pen".
"Il nous faut nous mobiliser. Les sept jours qui viennent seront décisifs parce que la plupart de nos concitoyens n'ont pas encore fait leur choix", a insisté le Premier ministre.
Une défaite des pro-Européens et "c’est Poutine qui sable le champagne" ainsi que "l’Iran, tous les ennemis de la liberté, de l’indépendance et du droit", avait précédemment mis en garde le président du MoDem, François Bayrou.
A huit jours du scrutin, le camp Macron est toujours à la peine dans les sondages, largement distancé par le RN de Jordan Bardella et talonné par la liste PS-Place Publique de Raphaël Glucksmann. Les intentions de vote de ce trio de tête sont respectivement de 32%, 14,5% et 13,5% dans la dernière enquête Toluna Harris Interactive pour Challenges, M6 et RTL publiée vendredi.
Emmanuel Macron entrera-t-il en campagne ? Dimanche, Valérie Hayer donnera un meeting à Amiens, sa ville natale. Ensuite le chef de l’État entamera une intense semaine de commémorations, auxquelles se joindra le président américain Joe Biden.
L'agence sanctionne ainsi les déficits publics du pays et marque sa défiance vis-à-vis des projections du gouvernement, S&P ne croyant pas que le déficit puisse être ramené sous les 3% du PIB en 2027, comme le gouvernement le prévoit (2,9%).
- "Aventure politique nouvelle"-
De son côté, Raphaël Glucksmann a poursuivi sa campagne à Marseille, promettant une nouvelle fois d'être "la grande et belle surprise" du 9 juin, devant environ 700 personnes réunies dans la salle des Docks-du-Sud.
"Quelque chose de beau, quelque chose de grand est en train de se produire. C'est (...) une aventure politique nouvelle, fondée sur l'intégrité et la sincérité, la clarté et aussi sur la joie", a dit l'essayiste de 44 ans, se projetant au-delà du scrutin.
L'eurodéputée est créditée de 8,5 points dans le même sondage, trois de plus que l'écologiste Marie Toussaint.
Menacée de passer sous la barre fatidique des 5% nécessaires pour envoyer des députés européens à Bruxelles, la candidate des Verts sera elle aussi en meeting à Aubervilliers dimanche.
Auprès du Figaro, elle s'est dite "déterminé(e) à déjouer les sondages", assurant que "les européennes n'intéressent les Français que depuis peu" et que "les gens choisissent au dernier moment leur vote".
Le candidat du Rassemblement national Jordan Bardella tiendra lui meeting dimanche au Dôme de Paris. L'occasion de peaufiner sa stature de président du "grand parti de l'alternance", à une semaine d'un scrutin qui devrait voir les extrêmes droites progresser significativement à l'échelle européenne.