Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La participation aux élections européennes a atteint un record dimanche à midi en métropole à 19,81%, en très légère hausse par rapport à 2019. Ce scrutin devrait entraîner une nette recomposition du paysage politique en Europe et en France, avec un Rassemblement national (RN) largement favori face au camp d'Emmanuel Macron.
Taille du texte:
En 2019, le taux à la mi-journée s'établissait à 19,26%.
Cinq ans plus tard, la participation atteint "le plus haut niveau à des élections européennes depuis qu'elles sont au suffrage universel en 1979", a souligné sur X Mathieu Gallard, directeur d'études chez Ipsos.
Dimanche, à Toulouse, Martine Dorian, électrice de 76 ans, a jugé "essentiel de voter". "Si demain il n'y a plus d'Europe, il n'y a plus de France."
Solange Gacogne, une Lyonnaise de 82 ans, a "dit à (ses) enfants et petits-enfants qu'ils fallait tous qu'ils se remuent". "C'est un moment crucial pour l'Europe", abonde Clarine Baron, 32 ans, à Strasbourg.
Dans les territoires d'Outre-mer, qui ont commencé à se rendre aux urnes pour certains dès samedi, la participation est toutefois en légère baisse par rapport à 2019, d’après les premiers chiffres officiels.
Ainsi à La Réunion, les autorités recensaient 10,29% de votants à 12H00 heures locales (10H00 à Paris), contre 13,43% en 2019. "C'est dommage que les gens boudent les urnes comme ça", a regretté Kevin Moutoussamy, 22 ans
En Nouvelle-Calédonie, la majorité des bureaux de vote ont ouvert, mais le scrutin s'est déroulé sous haute sécurité après les récentes émeutes et alors qu’autour de Nouméa des barrages perturbaient toujours la circulation.
Les européennes, "ici ce n’est pas le souci majeur, on n'est pas concernés", a estimé Gaëtan Kohueinui, rencontré sur un barrage indépendantiste.
- Vote des têtes de liste -
Emmanuel Macron, accompagné de son épouse, est arrivé devant son bureau de vote du Touquet (Pas-de-Calais) en début d'après-midi. Le chef de l'Etat s'offrait, sous le soleil, un long bain de foule, avec nombre de selfies, autographes et accolades.
La plupart des têtes de liste se sont rendues aux urnes dans la matinée: Jordan Bardella (RN) à Garches dans les Hauts-de-Seine, l'écologiste Marie Toussaint à Bordeaux, François Xavier-Bellamy (LR) à Versailles, la macroniste Valérie Hayer à Laval ou encore Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) à Paris.
Marine Le Pen a voté dans son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
Plusieurs voix au sein de La France insoumise (LFI) s’inquiétaient d’éventuelles irrégularités. "Soyez vigilants, alertez-nous de tous les dysfonctionnements", a écrit sur X le coordinateur du mouvement Manuel Bompard. Sollicité, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité faire de commentaires, à ce stade.
Les instituts de sondage communiqueront leurs premières estimations de résultats à 20H00 (en métropole) à la fermeture des derniers bureaux des grandes villes.
Sur 38 listes, un record, au mieux sept d'entre elles semblent susceptibles de franchir le seuil de 5% requis pour obtenir des eurodéputés.
L'ensemble des listes d'extrême droite pourraient frôler les 40% et s'imposer dans des électorats jusque-là rétifs, retraités ou cadres.
Surfant sur sa popularité à coups de selfies et de vidéos sur les réseaux sociaux, la tête de liste RN a fait du scrutin un "référendum anti-Macron", sans être pénalisé par la guerre en Ukraine ou son débat acharné face au Premier ministre Gabriel Attal.
- La majorité sur la défensive -
En face, la majorité a tenté de démonter ce qu'elle appelle le "Frexit caché" du RN.
Mais la liste menée par Valérie Hayer, eurodéputée sortante peu connue, a peiné à mobiliser l'électorat pro-européen d'Emmanuel Macron.
Ceci en dépit des interventions multiples du chef de l'Etat, depuis son discours de la Sorbonne sur l'avenir de l'Europe jusqu'à son interview télévisée jeudi soir lors des commémorations du Débarquement.
Dissolution, remaniement, coalition avec les Républicains... Jusqu'à présent, le chef de l'Etat a semblé écarter toute conséquence "nationale" de ce scrutin "européen" et pourrait renvoyer tout cela à l'automne après les Jeux olympiques.
En attendant, il passera la soirée électorale à l'Elysée, entouré de conseillers. Il n'est pas exclu qu'il réunisse aussi les chefs du camp présidentiel.
Donnée autour de 15%, la liste de la majorité est même sous la menace de celle du PS-Place publique, qui devrait enregistrer une nette progression par rapport à 2019.
- Ambiance tendue à gauche -
L'avance de cette liste sur celle de LFI sera scrutée de près. Manon Aubry a, pendant la campagne, accusé Raphaël Glucksmann de "trahir" l'alliance de gauche Nupes signée en 2022 et qui a explosé à l'automne dernier.
Jean-Luc Mélenchon compte, lui, sur une campagne marquée par des coups d'éclat sur le soutien à Gaza pour tenter de mobiliser un électorat jeune et aller au-delà des enquêtes les plaçant autour de 8,5% (contre 6,31% en 2019).
Les écologistes pourraient faire les frais de cette "guerre des gauches". Donnée autour de 5%-6%, Marie Toussaint espère que les sondages les auront sous-estimés, comme en 2019 où Yannick Jadot s'était envolé à plus de 13%. Le Parti communiste, mené par Léon Deffontaines, aura toutes les difficultés à atteindre les 5%.
A droite, en dépit de quelques sorties remarquées, François-Xavier Bellamy aura du mal à dépasser les 8,48% de 2019, qui avaient ouvert une crise au sein du parti.