Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Une nouvelle campagne électorale démarre: Emmanuel Macron a répondu à la victoire historique de l'extrême droite aux européennes dimanche par une dissolution retentissante de l'Assemblée nationale, un coup de poker qui plonge la France dans un profond flou politique.
Taille du texte:
Trois semaines éclairs s'ouvrent avant le premier tour des législatives le 30 juin puis le second le 7 juillet, à la veille des Jeux Olympiques de Paris (26 juillet - 11 août).
C'est un "coup de tonnerre" autant qu'un "coup de poker", au moment où "il y a une très forte volonté de la part des Français de sanctionner le président de la République", souligne la sondeuse Céline Bracq, directrice générale de l'institut Odoxa.
Car le vote sanction vient d'atteindre des records. Emmenée par Jordan Bardella, la liste du Rassemblement national a triomphé avec quelque 32% des voix, très loin devant la candidate macroniste Valérie Hayer (environ 14,5%) et la tête de liste du PS Raphaël Glucksmann (14%).
Avec la dissolution, Emmanuel Macron fait "un pari extrêmement risqué" même s'"il y aura certainement des comportements de vote très différents" entre législatives et européennes, estime l'historien Jean Garrigues. "Ces élections vont mettre les Français devant le fait accompli : est-ce qu'on veut un gouvernement RN ?".
Le Rassemblement est "prêt à exercer le pouvoir", a affirmé dimanche Marine Le Pen, avant un bureau exécutif avec Jordan Bardella, sur un format mimant un conseil des ministres.
Emmanuel Macron a de son côté réuni le gouvernement dans la soirée. Le chef de l'Etat doit se rendre lundi à des commémorations à Tulle et Oradour-sur-Glane, mais il a aussi promis de s'exprimer cette semaine pour dire "l'orientation" qu'il croit "juste pour la nation".
"Le président a pris les devants de quelque chose qui paraissait à chacun inéluctable", veut croire un membre du gouvernement, à cause du score de près de "40%" pour "l'extrême droite", souligne-t-il, en additionnant RN et Reconquête (5,3%).
- "Coup de massue" -
Stéphane Séjourné, ministre des Affaires étrangères et patron du parti Renaissance a lancé un appel "à la mobilisation de toutes les forces républicaines". "Les députés sortants du champ républicain pourront ainsi bénéficier de notre investiture s'ils sont en accord avec le projet présenté", a-t-il annoncé.
"On ne veut plus de +en même temps+. On paye la facture du macronisme là-aussi quand même", réplique le chef de file des députés socialistes Boris Vallaud, à l'AFP.
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a lui estimé qu'"un rapport de forces a évolué" entre les partis de gauche après les européennes avec la position décrochée par Raphaël Glucksmann devant Manon Aubry (LFI, 9,1% à 10,1%).
Les prises de paroles seront particulièrement scrutées au sein de la gauche, qui en 2022 avait réussi un tour de force en faisant entrer 151 députés grâce à l'alliance Nupes qui a implosé à l'automne dernier.
Est-ce qu'une entente similaire peut être envisagée ? L'équation sera délicate à résoudre tant la gauche française s'est abîmée dans ces européennes par des coups de boutoirs entre socialistes et insoumis, ces derniers ayant déjà lancé leur campagne dimanche par un rassemblement improvisé place Stalingrad.
Certains chez LFI espèrent une entente à gauche pour reconduire a minima les députés sortants de la Nupes.
"Nous allons mener campagne pour aller à Matignon", a lancé le coordinateur de LFI Manuel Bompard, favorable à poursuivre la "démarche de rassemblement entamée" en 2022, même s'il accuse le Parti socialiste de lui avoir "tourné le dos".
D'autres prises de parole seront particulièrement attendues, notamment dans le camp présidentiel. La présidente sortante de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet est invitée de France 2 lundi matin, et l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, candidat potentiel pour 2027, n'a toujours pas réagi aux conséquences de ces élections.
En attendant le temps est suspendu à l'Assemblée nationale. "Tout le programme est annulé. C'est un peu le coup de massue. Personne n'avait vu le coup venir", glisse une source parlementaire