Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Le droit de choisir est vital". Dans un climat d'inquiétude et de vigilance, six mois après l'inscription de l'IVG dans la Constitution, des centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans plusieurs villes françaises pour défendre le droit à l'avortement.
Taille du texte:
A l'occasion de la journée internationale consacrée à ce droit qui reste entravé voire même inexistant dans certains pays, le cortège s'est élancé dans la capitale, à l'appel du collectif "Avortement en Europe, les femmes décident", regroupant associations féministes et syndicats.
"J'ai avorté il y a deux ans", "j'ai failli mourir", a raconté à l'AFP Marie Chureau, étudiante de 22 ans. En réclamant plus de subventions pour le planning familial et en soulignant selon elle des déficits de pilules abortives dans certaines villes.
"L'inscription de l'avortement dans la Constitution n'est pas suffisant, c'est une liberté mais pas un droit", explique-t-elle dans la manifestation parisienne, dont la banderole de tête proclame: "Avorter est un droit fondamental".
Le texte de l'appel à manifester s'inquiète que puissent être "revues à la baisse" les conditions de la "liberté garantie" d'accès à l'IVG inscrite dans la Constitution en mars, une première dans le monde.
Thomas Laurent, 44 ans, un intermittent du spectacle arborant un pin's de la CGT, estime quant à lui que cette inscription "n'empêchera pas la suppression de l'Aide médicale d’État" qui garantit sous conditions certains soins gratuits à des étrangers en situation irrégulière.
"Une raison d'inquiétude" car "les femmes sans papiers n'auront plus accès aux soins gynécologiques et à l'IVG", dit-il.
- "Castre-toi" -
Cette crainte se traduit dans la multiplication des pancartes "Touche pas à l'AME" et "le droit à la santé, avec ou sans papiers", dans un cortège majoritairement féminin et jeune.
Réunissant plusieurs centaines de personnes, le rassemblement toulousain, avec ses pancartes "IVG pénalisée femmes sacrifiées", ou "mon corps mon choix", a été rejoint par la députée écologiste Sandrine Rousseau.
"On voit qu'il y a plein de pays dans lesquels les droits à l'IVG reculent parce qu'avec la montée de l'extrême droite, les droits à l'IVG reculent", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Cette manifestation vient signifier "qu'on est conscient du fait que c'est un droit qui peut à chaque instant être remis en cause et qu'on ne lâchera rien", a-t-elle averti, relevant l'entrée au gouvernement de Michel Barnier de "rares députés et sénateurs" qui "ont voté contre la constitutionnalisation de l'IVG", citant Annie Genevard et Bruno Retailleau.
"Les gens pensent" que le droit à l'IVG est "acquis" souligne quant à elle Patricia Barango, 36 ans, diplômée pour devenir éducatrice à la vie affective et sexuelle. Mais "il y a d'autres pays en Europe où ils sont revenus sur justement le droit à l'IVG, notamment en Pologne, mais aussi dans certains Etats des Etats-Unis. Donc non, ce n'est pas un droit acquis".
A Lille, où environ 150 personnes ont manifesté, la "démission des parlementaires qui ont voté contre l’IVG dans la constitution" en mars a été réclamée lors des prises de parole.
"Tu ne veux pas que j’avorte alors castre-toi", ou "le droit de choisir est vital", clamaient plusieurs pancartes.
- Droits "intégralement préservés" -
"On lutte pour qu'il y ait moins de culpabilité dans cet acte", explique Léa, 24 ans, étudiante en psychologie, tandis qu'Estelle, 39 ans, plaide pour davantage de moyens, "des lieux accessibles et plus de répartition dans la charge mentale de l’avortement".
À Nice, une centaine de personnes selon la police se sont réunies pour exprimer leur "solidarité avec les femmes du monde entier".
"On manifeste pour l’accès à l'IVG en Europe et dans le monde mais aussi en France où l'on dénonce les freins qui existent", explique Clémence Rouland, 35 ans, membre du collectif Droits des femmes.
Selon les chiffres officiels, 243.623 IVG ont été enregistrées en France en 2023, 8.600 de plus qu'en 2022.
Mais pour les associations féministes et 89% des Français, des freins persistent notamment en termes de structures et de délais, selon un baromètre Ifop publié par le Planning Familial.
L'association Alliance Vita, qui milite contre l'IVG, soutient au contraire que l'accès a été "simplifié, voire banalisé".
Le Premier ministre Michel Barnier a assuré que les "droits acquis", notamment en matière d'avortement, seraient "intégralement préservés".