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Donald Trump a semblé mardi optimiste sur les chances de parvenir à un accord avec l'Iran, ce qui n'a pas empêché les échanges de frappes de se poursuivre, notamment entre Israël et Téhéran, au 25e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient.
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Iran et Etats-Unis négocient pour tenter de mettre un terme au conflit, a de nouveau affirmé le président américain, mais les opérations militaires américaines contre la République islamique se poursuivent "sans relâche", a-t-il toutefois ajouté.
La presse américaine évoque en outre l'envoi de 3.000 soldats parachutistes américains au Moyen-Orient, certains médias évoquant même la possibilité pour les Etats-Unis de tenter de s'emparer de l'île iranienne stratégique de Kharg, d'où partent environ 90% des exportations de brut de l'Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz.
L'armée israélienne a elle aussi souligné qu'elle continuait d'agir et de frapper, "selon un plan inchangé", en Iran et au Liban.
Une frappe israélo-américaine a touché la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, sans faire de dégâts, a ainsi affirmé en soirée l'organisation iranienne de l'énergie atomique. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé à la "retenue maximale afin d'éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de conflit".
En Israël, 12 personnes ont été blessées mardi soir près de Tel-Aviv par un ou plusieurs missiles en provenance d'Iran, selon les secours israéliens. Et de nouveaux missiles iraniens étaient en approche tard mardi. Les risques de nouvelle escalade touchent toute la région.
- "Très gros cadeau" -
En Irak, les autorités ont accordé un "droit de riposte et d'auto-défense" aux ex-paramilitaires du Hachd al-Chaabi, coalition intégrée aux forces régulières mais qui englobe des factions pro-iraniennes, ainsi qu'aux forces de sécurité pour faire face aux "attaques militaires" menées contre leurs bases.
Au Liban, où Israël veut s'emparer d'une large zone du sud du pays pour assurer sa sécurité, les autorités libanaises ont pris la décision sans précédent de lancer une procédure d'expulsion à l'encontre de l'ambassadeur d'Iran, pour ingérence. Mais elles se sont aussitôt attiré les foudres du Hezbollah pro-iranien.
Sur le terrain, à l'aube, des frappes israéliennes avaient tué cinq personnes dans le sud et trois autres dans une zone résidentielle proche de Beyrouth.
Dans le nord d'Israël, une femme a été tuée mardi, selon les secours, après des tirs de dizaines de roquettes en provenance du Liban.
C'est dans ce contexte que Donald Trump a réaffirmé mardi que des négociations avaient lieu "en ce moment" avec Téhéran.
"Ce que j'ai dit hier (lundi) était exactement juste", a insisté le président américain, précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio y participaient.
Il a aussi affirmé que Téhéran avait offert aux Etats-Unis "un très gros cadeau" lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions.
Le président français, Emmanuel Macron, a appelé l'Iran à "s'engager de bonne foi dans des négociations" en vue d'une "désescalade" du conflit, à l'issue d'un entretien avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian.
D'autres pays oeuvrent toujours pour une solution diplomatique, à l'image du Qatar, de l'Egypte mais aussi du Pakistan. Mardi, le Premier ministre Shehbaz Sharif a affirmé qu'Islamabad, allié de longue date de l'Iran, était prêt à accueillir des discussions.
L'implication du Pakistan aurait du sens, selon Michael Kugelman, expert de l'Asie du sud à l'Atlantic Council. "Le Pakistan est l'un des rares pays à entretenir des relations chaleureuses à la fois avec Téhéran et Washington" et "il représente les intérêts diplomatiques de Téhéran à Washington", où l'Iran ne dispose pas d'ambassade.
- Quel interlocuteur en Iran ? -
Reste que nul ne sait qui est censé représenter la partie iranienne dans ces négociations, après l'annonce surprise de Donald Trump.
En faisant état de ces pourparlers, le président américain avait retardé "de cinq jours" sa menace de frapper le réseau électrique de l'Iran, rassurant provisoirement les marchés. Il s'était ensuite félicité que Washington et Téhéran aient trouvé des "points d'accord majeurs", dans le cadre de ces négociations tenues avec un "haut dirigeant" iranien.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien - présenté par le site d'informations Axios comme l'interlocuteur des Etats-Unis - a démenti en bloc. La diplomatie iranienne a juste reconnu avoir reçu, via des "pays amis", des "messages transmettant une demande américaine de négociations".
- Les frappes perdurent -
Dans le Golfe, Bahreïn, Arabie saoudite et Koweït ont rapporté mardi des attaques de drones et de missiles iraniens.
De son côté, l'armée israélienne a mené "une série de frappes à grande échelle (...) dans plusieurs régions d'Iran", notamment Ispahan.
"Les bruits, les explosions et les missiles font désormais partie de notre vie quotidienne", a confié à l’AFP par téléphone une femme de 35 ans, originaire du Kurdistan iranien et résidant à Téhéran.
Au Liban, des explosions ont secoué en journée des régions au nord de Beyrouth. Et l'armée israélienne a encore lancé mardi soir un avertissement avant des frappes sur la banlieue sud de la capitale libanaise.
En matinée, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré que les forces israéliennes "manoeuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée" jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière.
"Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée", a-t-il prévenu.