Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Les habitants de la ville roumaine de Galati, près de la frontière avec l'Ukraine, disent leur peur et leur inquiétude vendredi après qu'un drone présumé russe s'est écrasé sur un immeuble d'habitation dans la nuit, faisant deux blessés.
Taille du texte:
Le crash de ce drone à charge explosive s'est produit en plein centre de cette ville de 200.000 habitants située dans l'est de la Roumanie, dans une rue passante bordée d'immeubles de dix étages, de magasins et d'agences bancaires.
Vendredi, des dizaines de badauds photographient et filment les dommages causés au dernier étage de l'immeuble touché, dont un balcon semble partiellement effondré.
"Regarde, c'est pour ça que les alarmes se sont déclenchées cette nuit", dit un père à sa fille.
Bien que la Roumanie, membre de l'Union européenne et de l'Otan, ait enregistré des intrusions dans son espace aérien depuis le début de l'offensive russe contre l'Ukraine en 2022, c'est la première fois qu'un drone frappe un immeuble d'habitation et blesse des habitants.
Un garçon de 14 ans et sa mère de 53 ans ont été hospitalisés pour des brûlures.
Une habitante du quartier, Mihaela Blanaru, agent de la circulation de 54 ans, raconte à l'AFP avoir entendu une alerte sur son téléphone la prévenant du danger, avant d'être surprise par la lumière qui inondait sa chambre et par le bruit.
"J'ai deux chiens qui ont bondi d'un demi-mètre depuis le lit, très agités. J'ai eu beaucoup de mal à les calmer", décrit Mme Blanaru, ajoutant qu'elle avait passé plusieurs heures dans la rue, à l'extérieur de son appartement.
"Je m'attendais à une réplique, comme après un tremblement de terre. C'est dire à quel point j'étais paniquée", assure-t-elle.
- "abasourdi" -
En quatre ans de guerre, la Roumanie a recensé 28 incursions dans son espace aérien et 47 débris de drones abattus, selon les données publiées vendredi par le ministère de la Défense.
En avril, un autre drone s'est écrasé en périphérie de Galati. Il avait percuté un abri à outils sans faire de blessés, malgré le fait qu'il transportait des explosifs.
"Où sont les systèmes anti-drones ici ? Ne devraient-ils pas être déployés à la frontière roumaine ? Pourquoi ne le sont-ils pas ? Où est l'Union européenne ? L'Otan ?" questionne Mihaela, 47 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.
"J'ai vraiment peur pour ma vie", s'alarme-t-elle, ajoutant que le drone aurait pu s'écraser sur son immeuble.
Certains estiment que cet incident découle d'insuffisances des autorités, quand d'autres s'en prennent au dirigeant russe Vladimir Poutine et à sa décision d'attaquer l'Ukraine, qui met aujourd'hui leur propre vie en danger.
La Roumanie, qui a qualifié l'incident d'"escalade grave et irresponsable" de la part de Moscou, a décidé de fermer le consulat général de Russie à Constanta, ville portuaire de la mer Noire, et d'expulser le consul général. Moscou a menacé de prendre des mesures similaires.
"J'étais un peu abasourdi", résume Jenica Emanoil, un retraité de 70 ans, peu convaincu quant à sa protection future. "De toute façon, les autorités ne peuvent pas faire grand-chose... De nos jours, la sécurité a pratiquement disparu", a-t-elle déploré.