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Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a condamné vendredi un "acte irresponsable" de la Russie après la chute d'un drone russe sur un immeuble résidentiel en Roumanie, qui a fait deux blessés légers, près de la frontière avec l'Ukraine.
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"Ces nouveaux actes irresponsables sont autant d'intimidations qui sont inconséquentes mais qui sont vaines car elles ne nous détourneront en aucun cas de notre soutien à la résistance ukrainienne", a déclaré le ministre sur France Inter, dénonçant également les frappes massives sur Kiev le week-end dernier et l'appel de Moscou cette semaine aux diplomates étrangers à quitter la capitale ukrainienne, en menaçant de nouvelles frappes.
Plus tard dans la matinée vendredi, l'ambassadeur de Russie en France a été convoqué au quai d'Orsay, où il a été reçu par le directeur général des Affaires politiques du ministère.
Cette convocation, annoncée mercredi, avait été décidée alors que la Russie fait planer depuis plusieurs jours la menace d'une escalade dans ses attaques sur l'Ukraine, pour se venger d'une frappe ukrainienne ayant tué, selon Moscou, 21 personnes dans un lycée en territoire ukrainien occupé.
La diplomatie russe a appelé lundi les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements.
Devant l'ambassadeur russe, "le directeur général a souligné que ces menaces inacceptables pour les civils et le corps diplomatique témoignent une nouvelle fois du mépris par la Russie du droit et des conventions internationales, notamment du droit humanitaire, et que la France n'y céderait pas" et "demeurerait" à Kiev, a écrit un porte-parole du quai d'Orsay, dans un communiqué à l'issue de la convocation.
Le Quai d'Orsay a également "fermement condamné" auprès de l'ambassadeur "l'incursion inacceptable de drones dans l'espace aérien roumain", dans la nuit de jeudi à vendredi, ajoute le communiqué.
Le responsable français a également dénoncé "les frappes russes ayant touché des journalistes présents en Ukraine, dont un quatrième journaliste français, Antoni Lallican, tué dans une frappe russe le 3 octobre 2025", écrit encore le porte-parole.