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La capitale de l'Ukraine a été la cible d'une nouvelle attaque de missiles dans la nuit, après des pourparlers russo-américains mercredi pour mettre fin au conflit, Donald Trump assurant que la fin de la guerre n'avait jamais été "aussi proche".
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Quelques heures plus tard, une attaque de missiles sur Kiev a fait six blessés, selon le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko, et une frappe a endommagé une infrastructure de transport. L'armée ukrainienne a émis dans la nuit une alerte aux missiles balistiques en provenance de l'est de la Russie.
Ces attaques russes interviennent après la rencontre mercredi à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie) entre l'émissaire américain Steve Witkoff et le président russe, Vladimir Poutine, au lendemain d'une réunion la veille à Oslo avec des dirigeants européens et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lequel a appelé à un arrêt des combats sur les positions actuelles comme premier pas en vue des pourparlers.
Le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a lui indiqué à l'issue d'une réunion de trois heures "détaillée et franche" avec l'émissaire américain, que Moscou était prêt à reprendre les négociations à trois avec Kiev et Washington, mais pas immédiatement, "vers le 10 novembre".
Volodymyr Zelensky a affirmé être "favorable" à une telle rencontre, mais "dès que possible". "L'ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre, faire avancer la paix et, si je comprends bien, tout préparer en vue d'une rencontre au niveau des dirigeants", a-t-il dit.
- "Pas grand-chose" -
Le président américain se veut, lui, optimiste, et a assuré mercredi qu'un dénouement était proche, comme il l'a fait plusieurs fois depuis son retour au pouvoir.
"L'autre jour, je parlais avec Vladimir Poutine du règlement de sa guerre avec l'Ukraine, et je pense qu'on s'en rapproche d'ailleurs. Peut-être que nous n'en avons jamais été aussi proches", a dit Donald Trump.
Signe que les positions des belligérants semblent pourtant encore éloignées, Iouri Ouchakov a affirmé que les propositions formulées par Kiev et les Européens à Oslo "ne comportaient pas grand-chose".
L'émissaire, assisté en visioconférence par le gendre du président américain Jared Kushner, grippé, a par ailleurs remercié Vladimir Poutine avec des éloges très appuyés pour la libération d'un Américain détenu en Russie, Stephen Hubbard, annoncée mercredi.
"Vous êtes vous-même un humaniste, monsieur. Et je salue cela", a déclaré Steve Witkoff, dont les propos ont immédiatement été dénoncés par nombre de parlementaires américains, y compris républicains.
L'émissaire américain a assuré sur X que les discussions avaient été "constructives et se poursuivraient dans le cadre de pourparlers trilatéraux", mais reconnu qu'il restait "un travail important à accomplir."
Des négociations entre Russes, Ukrainiens et Américains avaient déjà eu lieu en 2025, sans avancées concrètes. Elles avaient été suspendues après le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Washington et Israël.
Iouri Ouchakov a également évoqué une possible réunion en préparation entre Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping en Chine, en marge du sommet de l'APEC en novembre à Shenzhen.
Dans une interview sur Fox News, Volodymyr Zelensky a appelé mercredi à un "gel" de la ligne de front comme premier pas dans les discussions, une proposition exclue jusque-là par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats.
La Russie réclame notamment que l'armée ukrainienne se retire des territoires qu'elle tient encore dans la région de Donetsk (est), ce que Kiev considère comme inacceptable.
Les forces ukrainiennes ont par ailleurs dénoncé les derniers jours des difficultés d'accès aux renseignements américains ainsi qu'au système de satellites Starlink. Volodymyr Zelensky a toutefois salué mardi le rétablissement des alertes américaines précoces visant à détecter les missiles russes.